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46 articles avec revue de presse

SABOTAGE ORGANISE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE (Sud Quotidien)

Publié le par UNAPEES

SABOTAGE ORGANISE DE L’ÉCOLE PUBLIQUE (Sud Quotidien)

QUANTUM HORAIRE GRUGE, BAISSE DU RECRUTEMENT D’ENSEIGNANTS, ABSENCE D’OUTILS PÉDAGOGIQUES, DES ENSEIGNANTS EN DEHORS DU CURRICULUM ….

Sud QuotidienIbrahima Baldé | sud quotidien  

Avec des milliards de FCfa investis chaque année, pourquoi le système éducatif sénégalais bat toujours de l’aile, à l’aune de «l’application» des décisions présidentielles sur l’enseignement supérieur, l’éducation et la formation ? En attendant une solution radicale aux perturbations cycliques du système éducatif, les résultats des examens nationaux, notamment Cfee, Bfem et Bac renseignent sur la décadence des enseignements-apprentissages. En l’espace d’une décennie académique, le taux de réussite des évaluations nationales a chuté de 10 points. Au-delà du quantum horaire plombé par des grèves interminables, il y a la question des intrants pédagogiques. L’absence des outils pédagogiques dans l’élémentaire, notamment les albums de lecture et de calcul ne favorise-t-il pas la baisse de niveau des élèves ? L’annuaire statistique 2015 que nous avons parcouru, dégage les indicateurs d’un échec scolaire. Les germes de mauvais résultats scolaires, surtout au niveau de l’élémentaire y sont exposés. Pendant ce temps, les écoles privées enchaînent les bonnes performances. Aujourd'hui, certains s’interrogent sur la pertinence du diplôme du Cfee.

Qu’est-ce qui explique la hausse du taux d’échec dans les examens nationaux ? A qui imputer ce taux massif d’échec au concours d'Entrée en sixième, de l'examen du Certificat de fin d'études élémentaires (Cfee), au Brevet de fin d'études moyennes (Bfem) et au Baccalauréat ?

L’Office du Bac, en décidant de ne pas publier officiellement les résultats du Bac de 2014 et 2015, cache-t-il quelque chose ? Quid de la direction des Examens et Concours qui semble faire la sourde oreille pour les résultats du Cfee et du Bfem de 2014 et 2015 ? Amadou Moctar Ndiaye et ses services se cachent derrière une « interpellation administrative » pour ne pas les donner.

L’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Unapees) pose le débat et déplore la non publication des rapports de 2014 et 2015. En effet, Les résultats globaux et officiels du Bac ne sont pas publiés depuis l’édition de 2013. Pas de données fiables pour les acteurs éducatifs afin de se prononcer sur des bases scientifiques, l’évolution du système éducatif. Depuis une quinzaine d’années, la chute des résultats occupe l’actualité et a poussé l’actuel gouvernement à organiser les Assises de l’Education et les Concertations de l’enseignement supérieur. L’Etat est accusé de pilotage à vue du système, au moment où les syndicats d’enseignants crèvent le quantum horaire à cause des différents plans d’actions déroulés. Le taux de réussite au Bac, toutes séries confondues, a connu une chute de 10 points en prenant comme référence les résultats de 2006. Il a été enregistré un taux de réussite de 48,8% en 2006 contre 36,6% en 2016. Les responsabilités dans cette chute vertigineuse sont partagées. Selon les résultats fournis à la presse, les éditions de 2014 et de 2015 ont enregistré les pires résultats durant ces 15 dernières années avec des taux de réussite de 31% au Bac.

Bfem et Cfee suivent la décadence

Pour revenir au Certificat de fin d’étude élémentaire (Cfee), le taux de réussite était de l’ordre de 68,6% en 2010. Les performances ont chuté de 13,3% en 2011 (53,2%) et moins de 2,5% l’année d’après (38,5%) en 2012. En 2013, l’hécatombe à la proclamation des résultats au CFEE à l’échelle nationale se poursuit avec seulement 33,9%. La région de Dakar a enregistré un taux de réussite de 42,89% contre 60,09% de réussite en 2012, soit une baisse de 17,2%. En 2014 et toujours au CFEE, les résultats nationaux sont estimés à 34,3%, soit 0,4% de plus que l’année d’avant.

Le taux de réussite du Cfee est de 37,87% en 2015 contre 34,4% en 2014. Bon nombre d’écoles sont capotées sans une moindre admission déclarée. 35 établissements scolaires du département de Goudomp (région de Sédhiou) ont affiché 0 admis au Cfee en 2014. En 2015, cinq (5) écoles dans le département de Médina Yoro Foulah n’ont enregistré aucun candidat admis. Cette tendance se poursuit dans certains établissements en 2016, notamment à Kaffrine où 11 établissements scolaires, à l’issue des épreuves de cette année au Certificat de fin d’études élémentaires (CFEE), contre 54 écoles, ont eu zéro admis.

Pour le Bfem, son taux de réussite n’a pas encore atteint la barre des 50% d’admis. Il a été enregistré un taux de réussite de 43,20% en 2015 contre 42,52% en 2014, alors qu’il était de 47,5% pour tout le Sénégal en 2010. Pour Mamadou Youri Sall de l’université Gaston Berger de Saint Louis, ces différents facteurs favorisant la déperdition scolaire et universitaire estimée par élève à 272.706 Fcfa aux contribuables. «Le coût de la déperdition, est de 620.000 Fcfa. Donc, tout ce qu’on dépense pour avoir un Cfee, les 56 % sont dus aux échecs et aux retards. C’est à peu près la même chose pour la Licence», dit-il

«Les admis du 1er tour sont très faibles compte tenu des résultats finaux pour cette session 2016. La compensation a été trop forte au niveau des résultats du second tour. Les redoublants ont grossi les rangs des admis en partie», a souligné Seck de la Cosydep.

Les bons résultats du privé

Et si les mauvais résultats du public sont masqués par les bons résultats de l’enseignement privé ? La réponse coule de source. Les écoles privées, surtout celles catholiques, font d’excellents résultats dans les examens nationaux. Pour preuve, 9 élèves parmi les 25 ont réussi au test d’entrée à Mariama Ba en 2014. Les 25 de la liste d’attente étaient des élèves du privé. Que dire des bons résultats de Yavuz Selim dans les concours généraux. Pour l’édition 2016, l’enseignement privé catholique a encore obtenu de très bons résultats aux examens du Bac et du Bfem 2016. Selon l’Office diocésain de l’information et de la communication (Oficom), les résultats globaux des établissements privés du Bac et Bfem sont respectivement à 88,87% et 89,78%, de réussite avec plus de 150 mentions toutes catégories confondues. L’institution Notre-Dame et le Séminaire Saint Joseph de Ngasobil ont fait du 100% au Bac et au BFEM. L’Immaculée Conception de Dakar de l’Institution Sainte la Jeanne D’arc du Collège Notre-Dame du Liban, les Cours Sacré-Cœur et d’Anne Marie Javouhey, ont respectivement 95,60%, 94,44%, 93,70%, 93,28% et 93 %.

Au-delà des considérations « aériennes »

A l’heure de la mise en œuvre des décisions présidentielles sur l’enseignement supérieur et l’éducation et la formation, le Sénégal consacre 6% de son PIB à l’Education et à la Formation - contre 4,6% pour la moyenne africaine.

Qu’est-ce qui expliquerait le fait que le Sénégal occupe le 154ème rang sur 187 pays dans le classement de l’Indice de Développement Humain (IDH) et parmi les 9 pays les plus éloignés de l’Indice de Développement de l’Éducation (IDE) ? Pour trouver la réponse, au-delà des considérations d’une insuffisance du quantum horaire liée aux perturbations en milieu scolaire, référons-nous aux informations statistiques contenues dans l’annuaire statistique 2015. Le pilotage du système éducatif du pays ne justifie-t-il pas les mauvais résultats aux examens nationaux, au regard des indicateurs relatifs aux effectifs scolaires, aux personnels, aux infrastructures, au mobilier, au matériel didactique etc… Tout porte à le croire en jetant un coup d’œil à l’annuaire statistique national de 2015. Quand les fondamentaux sont faussés au départ, on ne peut avoir que des mauvais résultats. Tenez-vous bien ! Dans l’élémentaire, on note la quasi-inexistence des outils pédagogiques dans les classes. L’intrant pédagogique est plus présent dans le privé que le public. L’annuaire statistique 2015 nous renseigne qu’au niveau du CI (Cours d’initiation) le public a 1274 albums de lecture au moment où le privé enregistre 6859 dans l’Inspection d’académie de Dakar. C’est le cas au niveau du Calcul où le privé dépasse largement le public en enregistrant 8489 contre 4922. Au niveau de l’inspection d’académie de Pikine et Guediawaye, même scénario. Le privé obtient 1203 albums de lecture contre 429 pour le public.

Pour ce qui est des équipements scolaires, le privé enregistre 686 armoires et bibliothèques contre 322 pour le public. Idem pour les ordinateurs où le privé a 366 contre 72 pour le public. Le privé a 201 photocopieurs dans l’académique de Dakar contre 52 pour le public. Quid des évaluations standardisées où le public reste loin derrière le privé. Dans la circonscription académique de Dakar, le privé organise 263 évaluations standardisées contre 145 pour le public. 512 pour le privé au niveau de Pikine et Guédiawaye contre 150 pour le public. Ce qui pose un véritable problème de pilotage du côté des inspections académiques et des inspections de l’éducation et de la formation. A l’heure du partage plus équitable du savoir avec l’accès à l’internet, le public joue le dernier rôle en obtenant 1069 ordinateurs au moment où le privé caracole avec 2131 ordinateurs. Dans l’académique de Pikine Guédiawaye, c’est 1566 ordinateurs pour le privé contre 418 du public. Une situation alarmante dans la mesure où le nombre d’écoles privées fait deux fois plus que celui des écoles privées. Qu’en est-il du nombre de redoublants à l’élémentaire au regard de ces fossés relevés dans les outils pédagogiques ?

23 522 redoublants dans le public

Avec 1327 écoles urbaines pour un effectif de 681 210 élèves, le public enregistre 23 522 redoublants. Le privé qui a un effectif de 238 000 élèves (1105 écoles), enregistre 6703 redoublants. Partant de ces indicateurs, les résultats scolaires peuvent-ils atteindre un taux de réussite acceptable ? Nous donnons notre langue au chat. Mais le véritable paradoxe au niveau de l’élémentaire est le fait que la région de Matam caracole en tête du classement des examens du Cfee. Matam obtient respectivement 78,8% en 2010, 67,4 en 2011 et 48,4 en 2012/2013.

Baisse du recrutement des enseignants

Partant du rendement du système éducatif sénégalais avec ces résultats, il a été remarqué dans l’Elémentaire, en 2015, que le nombre de maîtres à recruter s’élève à 2300 contre 2 568 en 2014, soit une baisse de 10,43 %. Au niveau du Moyen-Secondaire général, le nombre de professeurs recrutés est passé de 1930 en 2014 à 1446 en 2015, soit une baisse de 25,07 %. Un recul très net est noté au niveau des vacataires (57 en 2015) contre 525 (dont 368 de la Formation payante de la FASTEF) en 2014, soit 89,14 %. Cette tendance baissière se poursuit au niveau des professeurs contractuels. En effet, ils sont passés de 1389 en 2015 contre 1405 en 2014, soit une baisse de 1,13 %. Pour boucler la boucle du recrutement des élèves professeurs, le gouvernement a annulé l’admission au Concours d’entrée à la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef). Ils étaient 17 000 candidats à subir les épreuves du Concours d’entrée en octobre 2015. Les autorités parlent de suspension provisoire. Pour le Concours de recrutement des élèves maîtres (Crem), il a noté la baisse drastique du nombre de candidats admis à subir la formation dans les Centres régionaux de formation du personnel enseignant (Crfpe). Pour la session 2015/2016, seuls 1000 candidats, notamment 852 en français et 148 en arabe, ont été déclarés admis. Selon certaines sources, certains Crfpe (Louga, Matam, Kedougou, Ziguinchor, Sedhiou, Kaffrine et Fatick) ont été fermés faute d’élèves maîtres à former. Pis encore, les autorités ont aussi procédé à l’annulation du processus de recrutement des inspecteurs de l’Enseignement moyen et secondaire.

Ces différents indicateurs qui ont précipité la chute de la qualité des enseignements-apprentissages, ont été mentionnés dans le rapport introductif sur l’Éducation présenté le 29 octobre 2015 au Conseil interministériel sur la rentrée scolaire 2015-2016. Le déficit en inspecteurs et en manuels scolaires conformes au Curriculum de l’éducation de base (CEB) surtout en mathématiques et dans les disciplines scientifiques, y occupe une place importante.

Cheikh Mbow, COSYDEP : « Le Cfee n’est plus pertinent » Le temps des enseignements-apprentissage était très réduit cette année. Le taux de réussite au Bac, Bfem et Cfee ces dernières années tourne autour de 30 et 40%. C’est très faible. La norme requise en pédagogie est au moins 80% des apprenants maîtrisent 80% des enseignements-apprentissage. Nous en sommes toujours à moins de 50% pour toutes ces dernières années. Le constat est le même : les difficultés du gouvernement à parachever l’application des accords signés, les grèves d’enseignants, l’insuffisance du quantum horaire, la démotivation des enseignants et apprenants, la colère des parents. Le pilotage et la gouvernance constituent le principal handicap de l’envol du système. Comment comprendre que les conclusions des Assises dorment toujours dans les tiroirs des autorités, alors que l’argent du contribuable est dépensé. Le système d’évaluation doit être revu dans nos écoles. L’organisation des examens nationaux coûte des millions. L’examen du Cfee n’est plus pertinent au regard des enjeux actuels. Nulle part au Sénégal, les entreprises ne demandent ce diplôme pour le travail. Nous constatons que ce sont les universitaires qui chôment à plus forte raison les diplômés du Cfee. On doit remettre sur la table cet examen du fait de l’éducation obligatoire sur 10 ans. La Côte d’Ivoire a supprimé cet examen. Avec une évaluation des résultats scolaires, suivie de correctifs pertinents et durables, notre Ecole retrouvera toute sa dignité.

Abdou Faty, SG Sels/A : « L’environnement scolaire n’est pas propice » Nous avons constaté la baisse des résultats nationaux. L’environnement scolaire est défavorisé. Si nous prenons l’élémentaire, les enseignants sont en dehors du Curriculum. Aucune formation. Certains inspecteurs ne comprennent pas l’essence de cette approche. S’y ajoute l’absence des intrants pédagogiques. L’environnement n’est pas propice, en plus des enseignants démotivés et un quantum horaire grugé. L’école n’est pas une priorité pour l’Etat. Le gouvernement ne joue pas la carte de la sincérité, en ne publiant pas les résultats officiels. Il faut qu’il (Etat) sorte les conclusions des Assises des tiroirs.

Oumar Zoumarou, SG Sels/O : « L’enseignant et l’apprenant ne sont pas outillés » La tendance se confirme. Nous avons une baisse des résultats due forcement à celle du niveau des élèves. Elle est accentuée par cette réforme curriculaire avec une approche qui nécessite beaucoup d’éléments d’accompagnements pour l’enfant et l’enseignant. Ils doivent être outillés pour cette approche. Il existe un manque criard de manuels pour la mise en œuvre de cette approche

Abdoulaye Fane, Président de l’Unapees : «Serigne Mbaye Thiam gagnerait à…» Nous pensons que le Gouvernement ne cache pas les résultats officiels car comme la Direction des Examens et Concours et l'Office du Bac ont organisé des conférences de presse relatives aux préparations des examens et concours, ils en feront de même s'agissant de la publication et de l'analyse des résultats de l'Élémentaire (CFEE, Entré en Sixième) du Moyen Secondaire (BFEM et BAC). Les résultats sont la propriété de la Communauté qui n'a pas les moyens d'être informée ! Il serait également souhaitable que les partenaires (Associations de Parents d'Élèves et d'Étudiants, ONG du système éducatif) puissent disposer des résultats officiels.

Il y a des avancées dans le pilotage du système éducatif car des points de revendications ont été satisfaits, certains le seront, nous souhaitons que d’autres soient examinés à l'occasion des futurs négociations qui doivent se dérouler pendant les vacances. Il est bon de construire, mais il est important de sauvegarder l'existant car beaucoup d'infrastructures scolaires commencent à se dégrader. Nous suggérons au Ministre de mettre en place un répertoire des établissements scolaires à risque et la Communauté pourrait s'investir dans le cadre d’un éventuel partenariat. Serigne Mbaye Thiam gagnerait à se rapprocher des partenaires de la Communauté pour avoir son avis avant de prendre certaines décisions. Nous savons qu'il va nous renvoyer au HCDS, mais certaines questions ne sont pas du domaine du dialogue social, mais concernent le système.

Retrouvez cet article sur notre nouveau site :

http://unapees.hebergratuit.net

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BADOU DIAHAM SUR LA NON-PUBLICATION DES RAPPORTS SUR LE SITE DE L’OFFICE DU BAC.

Publié le par UNAPEES

BADOU DIAHAM SUR LA NON-PUBLICATION DES RAPPORTS SUR LE SITE DE L’OFFICE DU BAC.

Dans son édition du vendredi 5 août, le journal Enquête a utilisé les chiffres de notre article sur les résultat du BAC de 2001 à 2016 pour essayer d'en faire une analyse et d'identifier les causes de la baisse du taux de réussite.

Devant notre interrogation au sujet de la non publication des rapports officiels depuis 2014 par l'office du BAC, la journaliste Aïda Diene, a interviewé le directeur de l'Office du BAC :

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BADOU DIAHAM SUR LA NON-PUBLICATION DES RAPPORTS SUR LE SITE DE L’OFFICE DU BAC.

« Ce n’est pas important… »

L’office du bac avait pour tradition de publier sur son site les rapports sur les examens du baccalauréat. De 2001 jusqu'à 2013, les documents à ce sujet ont été rendus publics sans discontinuité. Cependant, depuis 2014, le citoyen n’a plus droit à ces informations via le support électronique « Nous sommes juste étonnés que l’Office du Bac ne publie plus son Rapport sur le Bac depuis 2014 ! Même s’il est bien évidemment trop tôt pou une publication du rapport 2016, ceux de 2014 et 2015 manquent cruellement pour suivre l’évolution de notre système éducatif », s’inquiète l’Unapees.

EnQuête a contacté la structure pour en savoir plus. Ce qu'il y a à tirer de cet échange, c’est que désormais, pour disposer du document, il faut nécessairement se déplacer à l’Office du bac et en faire la demande. « Si vous en avez besoin, vous venez ici, on vous le donne », répond au bout du fil le directeur de la structure Babou Diaham. Selon lui, les rapports n’ont pas été publiés parce que « ce n’est pas important ».

« Les gens qui en ont besoin viennent nous voir et on le leur donne. On regarde aussi la fréquentation du site. S’il n’y a pas beaucoup de consultations, on... (Il ne termine pas) », poursuit-il.

A l’heure où Internet permet à chaque citoyen de disposer de l’information sans pour autant être obligé de se déplacer, Babou Diaham s’étonne qu'un journaliste puisse se poser des questions sur la non- publication des rapports sur le site officiel de l’organe dédié. « Il faut faire des investigations sur des choses qui méritent ça (sic). Si vous avez besoin des informations, vous nous demandez, on vous donne. Mais ne nous demandez pas pourquoi nous n’avons pas publié. Je ne vois pas l’intérêt de faire un papier sur ça », lance-t-il.

Le gouvernement avait organisée forum de l’Administration pour identifier les goulots d’étranglement dans la Fonction publique pour ensuite les éradiquer. Quelques mois après, à l’aune de cette réponse, il s avère évident que le combat est loin dette gagne.

A. DIENE

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Edifiant non ??? !!!

A.F.B.

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Palmarès du Concours Général 2016

Publié le par UNAPEES

Palmarès du Concours Général 2016

Dakar, 30 juin (APS) - Au total, 117 lauréats dont 52 filles et 65 garçons ont été distingués au Concours général 2016, selon les résultats dévoilés par le ministre de l’Éducation Serigne Mbaye Thiam.

A titre de comparaison, 126 distinctions ont décernées contre 124 en 2015,112 en 2014 et 95 en 2013.

Ousmane Cissé du Collège Sacré-Cœur a été désigné meilleur élève du Concours général avec le deuxième prix en anglais et le deuxième prix en géographie en classe de première.

La meilleure élève fille du Concours général est une pensionnaire de la Maison d’éducation Marima Bâ avec le deuxième prix en géographie, le deuxième accessit de citoyenneté et droits de l’homme et le deuxième accessit de philosophie en classe de terminale.

La Maison d’éducation Mariama Bâ est le premier établissement avec quatre prix et 10 accessits.

Elle est suivie du Lycée Seydina Limamoulaye, du Groupe scolaire Yavuz Selim, du Lycée de Thiaroye et du Prytanée militaire Charles Ntchoreré.

Environ 2564 candidats dont 1908 en première et 1256 en terminale ont composé dans 28 disciplines littéraires, scientifiques, techniques et sportives au Concours général.

La cérémonie de remise des prix est prévue le 28 juillet à partir de 9 heures au Grand théâtre, avec comme parrain le Professeur Ravane Mbaye.

Créé par décret le 31 mai 1961, le Concours général a pour fonction de distinguer les meilleurs élèves des lycées d’enseignement général et technique, publics et privés.

Il évalue les candidats sur des sujets conformes aux programmes officiels, mais dans le cadre d’épreuves plus exigeantes que celles des évaluations traditionnelles.

Depuis 1980, le Concours général est organisée par l’Office du baccalauréat en collaboration avec les inspecteurs généraux de l’éducation et de la formation (IGEF) des disciplines concernées.

Voici le palmarès du Concours général 2016 :

  • Nombre de distinctions décernées : 126
  • Nombre de prix pour les candidats des classes de première : 17
  • Nombre de prix pour les candidats des classes de terminale : 15
  • Nombre d’accessits en classe de première : 53
  • Nombre d’accessits en classe de terminale : 41
  • Nombre de lauréats 117 dont 52 filles et 65 garçons
  • Meilleurs élèves des classes de première : Ousmane Cissé (Collège Sacré-cœur), Ndèye Coumba Gaye Mbengue (Mariama Bâ), Aïcha Thiendella Fall (Mariama Bâ), Fatoumata Sow (Mariama Ba), Mamadou Sellou Guèye (Prytannée militaire Charles Ntchoréré)
  • Meilleure élève classe de terminale : Maguette Gueno Ngom (Maison Mariama Bâ), Alioune Badara Ndiaye (Groupe Yavuz Selim)
  • Meilleur élève du Concours général : Ousmane Cissé (Collège Sacré-cœur)
  • Meilleure élève fille du Concours général : Maguette Gueno Ngom (Maison Mariama Bâ)

BHC/ASG (aps.sn)

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Oh mon école

Publié le par UNAPEES

Oh mon école

Oh mon école

Par Massamba THIANE *

Je cherche des mots pour traduire mes idées Des idées qui défilent et déferlent comme des flots sur mes pensées. Tellement les maux dont souffre mon école cernent les efforts costauds Consentis depuis des décennies par des lèves tôt.

Oh mon école,

Cruel destin pour ma jeune génération Face aux éternelles passes d'arme sans compassion. L’État sur ses grands chevaux brandit le sabre Le syndicaliste serre l’étau autour de nos futurs cadres.

Oh mon école,

Le chemin de l’émergence était si bien tracé

Emprunté par des gens malins les années passées. Référence en Afrique fut mon école
Elle qui a produit les pionniers de l’indépendance. Une longue distance nous sépare aujourd'hui de l’excellence

Nous agissons sur des consciences encore fertiles Nous manipulons des êtres si fragiles Ainsi, nous enfantons une école trop fébrile.

Oh mon école,

Méditons sur nos urgences Pour sauver l’école en urgence. Ecole de Cheikh Anta Diop, de Léopold Sedar Senghor, de Souleymane Bachir Diagne,

Quel beau paradis !

Ensemble défendons notre patrie Dialoguons, épiloguons, réfléchissons, soyons des références. Un consensus durable est possible

Pour un espace scolaire paisible.

 

* Journaliste - Producteur Chef de la Division Radio & TV scolaire /Men /
Sénégal, Chroniqueur Éducation à l'émission matinale « Kinkéliba » à la
Télévision nationale (RTS), Président de l'Association des journalistes
pour la promotion de l'éducation des filles (AJEF).
massthiane2002@yahoo.fr - massdrts@gmail.com

 

Source : Le Soleil nr 13820 du lundi 20 juin 2016

 

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Grèves répétitives, échec massif, indifférence générale... L’avenir incertain de… générations sacrifiées

Publié le par UNAPEES

Grèves répétitives, échec massif, indifférence générale... L’avenir incertain de… générations sacrifiées

Aujourd’hui est le temps du soulagement, mais demain pourrait certainement être celui des regrets et des accusations. L’année scolaire sera certes bouclée, mais les conséquences de son déroulement ne saurait être occultées. D’une année à l’autre, le Sénégal tout entier s’évertue, toujours à la dernière minute, à sauver un mourant, oubliant les apprenants. A défaut d’un effet boomerang aux prochains examens, il faut s’attendre à vivre un jour la vengeance de générations sacrifiées.

De tous les côtés et à tous les niveaux, des voix s’élèvent pour se féliciter de la fin de la crise scolaire. Si tant est qu’on peut parler de fin. Car, il est plus approprié de l’appeler suspension, comme aiment bien à le préciser les syndicats. L’année prochaine, les perturbations seront certainement de retour. Et ainsi de suite, au grand dam des générations actuelles d’élèves. Evidement, on ne le souhaite pas, mais à quoi sert l’histoire, si ce n’est d’éclairer l’avenir ? Au Sénégal, on est désormais habitué à sauver des années in extrémis. Il suffit de chasser l’expression ‘’sauver l’année’’ dans les différentes interventions orales ou écrites pour se rendre compte de l’ampleur du désastre. Autorités étatiques, syndicats d’enseignants, organisations de la société civile, médiateurs civils ou religieux, tous ont les mêmes mots à la bouche. Et ce, depuis au moins une décennie.

La carte du pourrissement

Face aux grèves répétées, l’Etat, qui détient la clé du dénouement, joue la carte du pourrissement. Les autorités, estimant que le temps est leur meilleur allié, font du dilatoire, en attendant la veille des examens. Aujourd’hui, l’opinion s’acharne sur les syndicats d’enseignants qui, sans doute, ont commis des erreurs. Mais, on doit se rappeler qu’en 2012, toute la classe politique, y compris les dirigeants actuels, avait tourné le dos à l’école pour une élection présidentielle. 5 mois de grève ne les avaient pas amenés à porter une attention particulière au système éducatif. Au contraire, il a fallu que les joutes électorales se terminent pour qu’ils se penchent enfin sur le sort de l’école.

En 2015, la même situation s’est reproduite. Les grèves ont démarré, dès le début de l’année. Mais, ce n’est qu’à la fin du mois d’avril que le gouvernement a rechigné à enfin proposer une solution. Durant plus de 6 mois, les syndicats d’enseignants et les ministères impliqués dans les négociations ont eu du mal à s’entendre. C’est seulement, dans la dernière décade du mois d’avril que le Premier ministre est entré en lice. En l’espace d’une semaine, il a réussi à dénouer la crise. Cette année encore, l’Etat a adopté la même attitude.

Durant toute l’année et bien avant, les décideurs n’ont rien proposé de concret aux enseignants. D’ailleurs, les syndicalistes ont très tôt donné le ton, avec un caustique ‘’Oubi tey, grève tey’’. Un pied de nez au slogan ‘’Oubi tey diang tey’’. C’est seulement, le 3 avril, après trois mois de perturbations, que le président de la République a annoncé les 10 000 mises en solde et 24 milliards de rappel. Mais, il faut préciser que l’Etat n’est pas le seul acteur à intervenir à la dernière minute.

La société aussi a sa part de responsabilité. En 2012, seules les Ong spécialisées dans l’éducation ont essayé de contrecarrer l’agenda politique, en essayant de trouver une place à celui éducatif. Mais leurs voix étaient à peine audibles. En 2014, les médiateurs issus de l’Assemblée nationale et du Conseil économique et social ont attendu les derniers instants pour intervenir. Une fois le compromis obtenu, ils ont disparu de la scène.

L’indifférence sociale

Cette année encore, les bons samaritains ont pris leur bâton de pèlerin à un moment où, c’était presque trop tard. Certes, le médiateur de la République a réussi à arracher la participation des enseignants aux épreuves anticipées de Philosophie, mais dans l’ensemble, les interventions de toutes les parties, excepté celles des religieux, se sont soldées par un échec. L’amertume de Mamadou Diop Castro et la dernière déclaration de la Cosydep intitulée : ‘’Sommes-nous incapables de sauver l’école’’ en sont des preuves patentes.

De leur côté, les syndicats ont la propension de ne lâcher du lest que quand il ne reste pratiquement rien à sauver. Pourtant, l’essentiel de leurs acquis, ils ne les ont pas obtenus dans les périodes d’une extrême gravité. Au contraire, à chaque fois que la situation est devenue critique, les gouvernants se sont contentés de signer des documents, les yeux quasi fermés. Car, au moment de parapher, ils savent pertinemment qu’ils ne respecteront pas leur signature. L’essentiel pour eux est de sortir de la situation embarrassante et de sauver une soi-disant année scolaire qui ne l’est que de nom.

D’un colmatage à l’autre,…

D’un colmatage à l’autre, les années sont peut-être sauvées, mais non l’école, encore moins, les élèves qui en sont les principales victimes. Car au finish, les autorités vont continuer à gouverner, les enseignants vont continuer à percevoir leur salaire, sans un centime de moins. Mais les élèves, dont le seul bénéfice dans cette affaire est la connaissance acquise et bien assimilée, se retrouvent sacrifiés. Point n’est besoin d’aller loin. Il suffit juste d’interroger les résultats des examens. 31% d’admis parmi les candidats au baccalauréat en 2015. Même taux de réussite qu’en 2014. Entre 38 et 39% en 2012 et 2013. Rien ne nous dit que 2016 ne sera pas pareil ou pire. Car les candidats de cette année étaient en classe de Première, l’année dernière. En d’autres termes, ils ont perdu deux ans de suite. ‘’Nous avons besoin d’un système fort qui fait des résultats. Voilà plus de 30 ans que nous sommes entre 30 et 40% de taux de réussite. C’est vraiment faible. Chaque année, on fait les mêmes constats. Il est temps de corriger et d’aller vers l’amélioration du système’’, plaidait Cheikh Mbow, après les résultats du bac 2015.

Un taux d’échec situé entre 60 et 70%

30 à 40% de taux de réussite. Si on inverse la courbe, cela donne un taux d’échec situé entre 60 et 70%. Autrement dit, sur 10 élèves qui arrivent au baccalauréat, seuls 3 à 4 accéderont à l’enseignement supérieur. Sans compter tout ceux que le système a rejeté avant la classe de Terminal. Une  véritable machine de production de ‘’déchets’’, ce système éducatif sénégalais ! Évidemment, il n’est pas question de faire porter le chapeau aux grèves. La corrosion du quantum horaire due au déficit de classe et d’enseignants, le niveau et la formation de ceux-ci, leur niveau d’engagement, l’environnement scolaire et l’accessibilité des établissements sont autant de facteurs qui impactent les résultats finaux. Mais les grèves, leur rôle déstabilisateur (déconcentration) et l’impact psychologique que cela peut avoir n’est pas négligeable.

Et dire que ce sont les parents d’élèves qui financent 80% de son fonctionnement. Il y a de quoi se demander ce qu’ils font pendant que l’Etat et les enseignants prennent leurs enfants en otage. Les meetings politiques drainent du monde, les combats de lutte aussi, mais jamais la cause de l’école. Pas plus tard qu’avant-hier le ministre de l’Enseignement supérieur lançait un cri de détresse à propos de la disparation des séries scientifiques. ‘’Le baccalauréat des séries S2 et S3 est en voie de disparition. Sur 45 000 bacheliers, nous n’avons que 7 500 qui sont issus de ces séries. Or, ce sont ces jeunes qui vont devenir de grands ingénieurs de conception et des mathématiciens. Il y a une difficulté et il faut faire en sorte qu’il y ait plus d’élèves qui s’orientent dans les filières S2 et S3’’. Avec ce système, il n’est pas évident que la courbe s’inverse. Car l’apprentissage des Sciences demandent plus de temps, de moyens et de maîtrise. Si rien n’est fait, c’est le Sénégal tout entier qui va en pâtir. Car aujourd’hui des générations sont sacrifiées. Mais demain, quand le pays aura besoin d’eux pour piloter des programmes et les mettre en œuvre, ce jour-là, elles prendront leur revanche sur toute la société. 

BABACAR WILLANE/Enquête+
http://www.enqueteplus.com

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Yeumbeul Nord : les parents d'élèves exigent un enseignement de qualité

Publié le par UNAPEES

Yeumbeul Nord : les parents d'élèves exigent un enseignement de qualité
Yeumbeul Nord : les parents d'élèves exigent un enseignement de qualité

Une éducation de qualité. C’est ce que réclament les parents d’élèves de la Commune de Yeumbeul Nord. Ils l’ont fait savoir lors d’un panel sur les questions liées à l’éducation.

Le rôle des parents d’élèves et le comportement de l’élève dans une école, la place de l’enseignement dans le système éducatif, les stratégies de recherche de moyens financiers, disposer d’un document de l’état civil en bonne et dû forme, l’école privée dans le système éducatif, les relations qui existent entre des établissements scolaires et les associations des parents d’élèves et entre autres sujets, sont les thèmes qui ont été choisis par les acteurs de l’éducation de la Commune de Yeumbeul Nord qui est d’abord leur point focal pour tenir une table ronde, des rencontres et des échanges sur l’enseignement. Le programme qui a été initié par la Coordination des Associations des Parents d’Elèves de la Commune de Yeumbeul Nord, (CAPECYN), sera soutenu par les responsables de l’Union Nationale des Parents d’Elèves et Étudiants du Sénégal (UNAPEES).

D’après M. Ndiaye Ndiaya Diop qui pilote cette coordination, « les activités qui vont être tenues au foyer des jeunes, le 21 de ce mois de mai courant, visent encore à sensibiliser les populations. Des proviseurs des Lycées et Collèges, des directeurs des écoles publiques et privées, des juristes et autres acteurs de l’éducation, seront tous présents pour diagnostiquer les difficultés qui secouent le secteur éducatif, surtout dans certaines localités de la banlieue comme Yeumbeul Nord. C’est la première fois qu’un programme du genre va être organisé. L’accès à l’éducation, pour certains, est un défi à relever car il existe des personnes, en l’occurrence, M. Sall qui sillonne la Commune de Yeumbeul Nord pour saboter le travail qui est en train d’être fait pour l’amélioration du niveau des élèves depuis l’accession du nouveau présent des Associations des Parents d’Elèves, à la tête de cette structure ».

Selon toujours nos interlocuteurs, « c’est à travers ces types de rencontres qu’une meilleure qualité de l’enseignement peut être obtenue. Désormais, personne parmi ceux qui se chargent de la question de l’éducation, à Yeumbeul Nord, ne va baisser les bras pour apporter assistance aux élèves qui étudient dans différents établissements scolaires. Même les élus locaux vont jouer leurs partitions dans le combat pour cette année. De bonnes dispositions vont encore être prises pour la tenue de l’activité ».

Force est de constater que l’organisation d’un panel sur l’éducation par la Coordination communale des associations des parents d’élèves de Yeumbeul Nord intervient au moment où l’État et les syndicats de l’enseignement sont à la recherche de solutions pour éradiquer les difficultés qui secouent l’école sénégalaise.

Sada Mbodj (Rewmi)

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La colère des parents d'élèves - Enquête du 13 mai 2016

Publié le par UNAPEES

La colère des parents d'élèves - Enquête du 13 mai 2016

Notre Président monsieur Abdoulaye Fané a été interviewé par le journal "Enquête" :

EN VÉRITÉ par Babacar Willane – Enquête du vendredi 13 mai 2016

ABDOULAYE FANE (UNAPEES) et BAKARY BADIANE (FENAPEES)

La révolte des parents d’élèves

Deux associations de parents d’élèves pour un même sujet : la crise scolaire persistante. D’un côté la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Fénapees) créée en 1967. De l’autre, l’Union nationale des associations des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal (Unapees) portée sur les fonts baptismaux en 2015, après un départ dé la Fénapees. Entre Bakary Badiane et Abdoulaye Fané, respectivement présidents des deux entités, les appréciations de la situation ne se croisent pas toujours, ils sont parfois même diamétralement opposés. Si Fané semble accuser l’Etat, Badiane par contre mitraille littéralement les enseignants.

En tant que parents d'élèves, comment appréciez-vous la situation actuelle de l’école publique sénégalaise ?

Fané : il faut dire que depuis pratiquement une décennie, nous nous trouvons confrontés à des séries de grèves cycliques qui constituent un frein à l’éducation de nos enfants de manière générale. Ce, du préscolaire à l’université. Chaque jour, H y a des perturbations qui ne sont pas du fait des élèves dont nous avons la charge. S’il y a problème, c'est au niveau de l’institution, particulièrement au niveau du gouvernement, mais aussi des syndicats. Il y a des accords qui ont été signés depuis le 16 février 2014. À cette époque, le gouvernement disait que c’est des accords réalistes et réalisables. Mais depuis cette date, nous nous rendons compte que véritablement, chaque année, la même question revient : le respect des accords. Il va valoir que les deux parties puissent se concerter et mettre un terme à cette situation qui perdure. Les éternels perdants sont les élèves et leurs parents.

Badiane : Vraiment on ne sait plus ce que veulent les syndicats. Il y a eu des négociations qui ont abouti à des accords entre les deux parties. A partir de ce moment, le reste, c’est quoi ? Il faut respecter ces accords. Mais tout le monde sait que les problèmes sont nombreux. Quand on prend la Fonction publique, le ministre de tutelle lui-même a dit qu’il y a un stock de dossiers, Il y a aussi.-les arrêtés des enseignants qui ont réussi à leurs examens il y a 3, 4 à 5 ans. Ils n’arrivent pas à jouir de leurs droits. L'Etat est fautif. Mais il a pris conscience de cela et a promis d’épuiser le stock. Durant les rencontres, il a fait savoir qu’il lui fallait du personnel, il a recruté 50 agents. Par la suite, il manquait des ordinateurs, on a donné 35 ordinateurs. Donc, sous peu de temps, les choses vont être réglées. Mais ce ne sera pas tout, puisque ce sont des arrêtés qui attendent depuis des années. Naturellement, ça va se traduire par des rappels. C’est le nerf de la guerre. L'argent n’est pas là. Une promesse a été faite d’échelonner les milliards nécessaires entre 2016, 2017 et 2018. Le ministre des Finances avait prévu 5000 enseignants pour la mise en solde. Le 03 avril, le Président a dit qu’il va le porter à 10 000. Est-ce que sur la base de ça, on ne peut pas dire qu’un effort est fait ? Et s’il y a des avancées significatives, est-ce qu’on n’a pas le droit de demander aux syndicats de leur côté aussi de faire un effort.

Finalement, vous imputer la responsabilité à qui ?

Fané : La responsabilité doit être imputée l’Etat, parce que quand on signe des accords, il faut les respecter. Le respect de la parole donnée est sacré. Mais il y a des difficultés parce que tout le monde sait que dans ce pays, l’Etat a beaucoup de .préoccupations. Il ne s’agit pas simplement de prendre en charge l’enseignement. Il y a beaucoup de secteurs qui sont névralgiques, et qu’il va valoir prendre en compte. S’il y a des difficultés, il faut essayer d’appeler les parties pour renégocier et élaborer un moratoire afin de fixer les modalités d’apurement des rappels. Il faut préciser que les rappels, c’est un dû. Il y a aussi des lenteurs administratives consécutives au dépôt des dossiers des enseignants. Nous le disons souvent et nous pensons que l’Etat doit aussi se réorganiser, d’autant plus qu’il parle de rationalisation des effectifs et de renouveau du service public.

Pourquoi ne pas mettre en place, dans les régions, des services régionaux de la Fonction publique qui se chargeraient de prendre en charge tous les dossiers des enseignants en amont et essayer de les régler avant un traitement définitif à Dakar.

Souvent, je vais au ministère de la Fonction publique ; mais je me rends compte que les agents ne sont pas nombreux et sont dans des conditions très difficiles. Donc quand on veut prêcher le renouveau du service public, il faut commencer par soi-même. C'est-à-dire, faire en sorte que les services techniques chargés du traitement de tous les dossiers puissent être dans les conditions satisfaisantes pour faire le travail qu’il faut.

Badiane : Il ne s'agit pas de salaire. Il s’agit de rappel. Mais le salaire est payé régulièrement à des gens qui ne travaillent pas. Celui qui est en grève, il ne travaille pas. Mais il est payé. Ils sont payés hein ! Je pense qu’honnêtement, pour des rappels, ils ne devraient pas sacrifier l’avenir de ce pays, c'est-à-dire ses enfants. Les responsabilités sont donc partagées. Comment en est-on arrivé là ? C’est la faute à l’Etat. Et l'Etat l’a reconnue et il est en train de réparer. Pendant que l'Etat est en train de faire un effort, nous demandons aux syndicats aussi de faire un effort pour sauver l’année et essayer de sauver l’école qui est malade. Le Saes l'a fait. Le Fuse aussi a levé le mot d'ordre depuis hier (avant-hier : l'interview a eu lieu hier). Nous le saluons, c’est patriotique. Ce n’est pas parce qu'ils sont satisfaits, mais ils pensent à l'intérêt de nos enfants. Il reste un pan qui refuse. Je demande à ceux-là de faire comme les autres, d’accepter le sacrifice. En matière syndicale, quand on pose 5 points de revendication, et qu'on règle 2 ou 3, on ne doit plus continuer la grève. Par contre, faire du tout ou rien, ce n’est pas du syndicalisme. C’est prendre l’enfant en otage.

Le problème invoqué souvent par les syndicats, c'est la parole donnée. Pensez- vous que l'Etat a fait suffisamment preuve d’une volonté de résoudre le problème ?

Fané : Il y a une volonté réelle, parce que je me rappelle, le 10 février 2015, le chef de l’Etat nous avait conviés à un déjeuner à la Présidence. Il a eu à prendre un certain nombre de mesures qui ont connu un début d’application. Mais je crois que là où il y a le point d’achoppement, c’est au niveau de l'antenne administrative. On se rend compte que certains corps émergents restent des années pour pouvoir être alignés. Ça pose problème. Ce qui veut dire au finish qu’il se pourrait que des agents aient des difficultés d’avancement jusqu'à leur retraite. La aussi, ça pose problème. Il va falloir que l'Etat fasse des efforts. Les syndicats aussi. Nous ne doutons pas de leur patriotisme.

Ce sont des patriotes, des parents d’élèves aussi, ils doivent penser à l’avenir du pays. Il faudra aussi qu’ils lâchent du lest de part et d'autre des accords mais surtout, une confiance et un respect mutuels. Parce que nous nous rendons compte que les déclarations des syndicats sont un peu incendiaires. Du côté de l'Etat, c'est du mutisme. Nous pensons aussi que le gouvernement doit revoir sa communication et informer régulièrement les populations sur les avancements et les difficultés, afin que nul n'en ignore. On se rend compte qu'il y a des efforts faits par l’Etat. Mais il faudra quand même qu’il fasse plus en essayant de résoudre le problème de manière définitive. Au cas contraire, on risque d’avoir des situations qui n’arrangent personnes.

Badiane : La volonté est réelle ! Les enseignants eux-mêmes le savent. Il y a des actes qui sont sortis, des rappels sont en train d’être payés. La volonté est là ! Quand l'Etat va jusqu'à s’engager en disant : en 2015, nous donnons tant, en 2017, nous donnons tant, en 2018 aussi. Est-ce que la volonté n'est pas là ? 24 milliards; ce n’est pas facile à payer. Donc là volonté est là. Mais nous ne sentons pas la volonté des syndicats de se sacrifier. Il faut un esprit citoyen et aimer son métier. Un enseignant ne peut pas croiser les doigts et laisser ses élèves dans la rue.

Malgré cette situation chaotique à l’école, on n’a pas noté des initiatives venant des parents d’élèves. On a l’impression que vous êtes un peu passifs

Fané : Il faudra préciser que nous sommes Unapees (Union nationale des associations des parents d'élèves et étudiants du Sénégal). Nous avons été portés sur les fonts baptismaux le 10 janvier 2015. Nous sommes une organisation nouvelle, j'ai fait pratiquement une vingtaine d’années dans l’autre association qui s’appelle le Fénapees et qui a été créé en 1967. Et comme on a l’habitude de le dire, la nature à horreur du vide, on s’est rendu compte à un certain moment qu’il fallait aussi que nous nous investissions et que nous empruntions d’autres pistes. Nous sommes la plus grande organisation associative du Sénégal et même le Président Macky Sali est membre de cette association, parce que c’est un parent d’élève. Nous commençons à nous investir depuis une année et nous sommes invités à partir du 14 mai au 70ème congrès de la Fédération, des conseillers des parents d'élèves de France.

Cela donne espoir à une nouvelle organisation pour pouvoir définitivement se positionner et aussi avoir un capital humain qui lui permettra même d’infléchir sur certaines décisions de l’Etat. Si tous les parents d’élèves étaient organisés et étaient membres au niveau de leur Ape (Association de parents d’élèves) respectives, je pense que ce serait une organisation qui pourrait même être capable d’infléchir sur les décisions de l’Etat et amener les syndicats autour d’une table de négociation et être des acteurs dans les négociations. Il y a beaucoup de pays ou les projets éducatifs sont élaborés par la société de manière générale, particulièrement par les parents d’élèves. C’est le projet pédagogique, c'est-à-dire les moyens d’enseignement qui sont fournis-par les ministres en charge de l’Education. Mais ici, paradoxalement, ce sont les ministères qui élaborent des programmes, des projets et qui les font mettre à la disposition des élèves. Les populations ne sont même pas actrices de l’élaboration des projets pédagogiques et nous pensons que c’est la société elle-même qui doit déterminer le type de Sénégalais qu’il veut qu’il soit.

Badiane : C’est vous qui le dites. Rien qu’aujourd’hui (hier), je suis déjà intervenu 3 fois dans la presse. Nous sommes dans la Cosydep. Le 15 avril, nous avons tenu un sit-in. Nous sommes dans le comité de dialogue. Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'on sorte les parents ? Qu’on marche ? C'est ça que vous voulez. Nous avons écrit dans les journaux. Dire que les parents d’élèves ne font rien, ça veut dire que vous n’êtes pas informé. Je refuse ça, parce que moi, je travaille. Nous avons participé à toutes les rencontres. Et nous avons pris position à chaque fois. Qu’est-ce que vous voulez qu'on fasse ? Si ça ne dépendait que de nous, le problème serait résolu depuis longtemps.

Le ministre de l’Education a déclaré que les perturbations ne sont pas de nature à compromettre l’année. Partagez-vous son avis ?

Fané : Moi je ne suis pas un enseignant mais je sais qu’une journée perdue peut avoir des incidences sur des enseignements. On ne peut pas toujours se permettre de programmer des rattrapages. L’année passée, on a colmaté pour faire en sorte que l’année puisse être allongée jusqu’au-delà du mois de juillet. Mais est-ce qu’il faudrait faire de même cette année. Pour illustration, il y a eu un concours de mathématiques qui s’est déroulé au Sénégal et nous sommes pratiquement parmi les bons derniers dans ce concours international, alors que le Sénégal excellait dans cette matière. Je crois que c’est une alerte qu’il faut interpréter et voire si les causes de ce manque de performance ne sont pas le résultat des grèves répétitives. Aussi, les élèves et les étudiants sont-ils désabusés, parce qu'ils n’ont aucune motivation pour continuer leurs études dans la mesure où non seulement ils voient difficilement le bout du tunnel, mais Ils ont le sentiment qu'ils vont à l'école pour rien.

Badiane : Je suis tout à fait convaincu par les propos du ministre de l’Education nationale, parce qu’il ne l’a pas dit comme ça, ce n’est pas gratuit. Les inspecteurs d’académie se sont réunis à Mbour. Ils ont fait un diagnostic de la situation et ils sont d’accord que tout n’est pas perdu. On peut organiser les examens. Les orfèvres de l’éducation, c’est eux. Je leur fais confiance. Et puis la réalité est que tous les enseignants ne sont pas en grève. Ensuite, le privé travaille régulièrement. Et c’est nous parents qui payons. Vous croyez que nous le faisons de gaieté de cœur. Ce sont eux qui enseignent dans ces écoles privées. Des enseignants grévistes servent dans le privé. Vous trouvez ça normal ?

En plus, ils font la rétention des notes. Alors que s'ils ne donnent pas les notes, les conseils de classe ne vont pas se tenir. Nous avons des enfants qui ont l'intention d’aller à l'extérieur. Ils veulent des préinscriptions. Or, il faut le bulletin. Si donc le professeur ne donne pas les notes, voilà des enfants qui seront pénalisés. C’est un crime. Ensuite, qu’est-ce que le professeur fait avec la note qu’il a attribuée à l'élève ? (il se répète 3 fois). C’est uniquement dans le but de nuire. Mais nuire à qui ? Pas au gouvernement, mais plutôt à l’élève. Si les professeurs continuent la rétention des notes, nous allons demander aux élèves d’aller les réclamer. S'ils persistent, nous allons porter plainte, parce qu’ils n’ont pas ce droit. C’est même méchant.

Avec ce cercle vicieux de crise répétitive, craignez-vous la dévaluation du diplôme sénégalais ?

Fané : Il suffit simplement de regarder chez soi. Nous tous, nous savons que le niveau des élèves est faible. Il s’y ajoute que l’université de Dakar était classée à la 23ème place au plan africain. Présentement, nous sommes au 33ème rang. Nous avons perdu 10 points. Ce qui veut dire que la place de Dakar sur le plan universitaire constitue certes une attraction dans les pays de la sous-région, mais il y a problème. Il va falloir que toutes les parties puissent s’entendre et qu’on règle définitivement ce problème. Ceux qui sont les plus affectés sont ceux qui habitent dans les périphéries de la grande métropole comme Dakar. Il y a des parents qui donnent chaque jour 1 000 francs pour que leurs élèves partent en ville étudier. Je pense que c’est de l’argent perdu. Ça démotive ! Si on se rend compte de la situation économique que vivent les ménages dans ce pays, ça crée des problèmes. Il faut aussi éviter un embrasement global du front syndical. On se rend compte qu’il y a une tentative d’unification des syndicats pour faire une lutte commune. Cela peut porter préjudice à. l’Etat et même porter préjudice à la paix sociale.

Badiane : Ce qui risque d’arriver, c’est bien ça. Le niveau est extrêmement bas, à tous les ordres d’enseignement. A l’université, c’est catastrophique. Dans l’enseignement général, il y a 21 000 enseignants qui doivent avoir une formation pédagogique. Ce n’est pas grave ça ? Cela veut dire que nous avons dans les classes des gens qui ne sont pas en mesure d’enseigner. Ce qui nous guette, c'est que les autres universités refusent de prendre nos bacheliers. Le quantum horaire dans les pays développé, c’est plus de 1 000 heures, mais nous, nous n’avons même pas 500 heures. Il y a des régions où on fait 400 heures.

Quelles sont vos solutions de sortie de crise ?

Fané : Nous avons demandé à faire partie du comité de suivi, même si on ne négocie pas, afin de pouvoir partie garante. Jusqu’à présent, nous avons des problèmes pour pouvoir être présents à l’occasion, de certaines négociations. 11 y a eu quelques avancées parce que nous avons été invités lors de la rencontre avec le ministre du Budget et les syndicats, les membres de la société civile et particulièrement les parents d'élèves. C’est une avancée mais nous vouions véritablement que cela se fasse de manière plus régulière et qu’on soit invités à toutes les tables de négociations. Même si on n’intervient pas, que l’on puisse voir et aussi rendre compte aux populations de toutes les questions qui ont été débattues et pouvoir peut-être faire en sorte qu’il y ait accalmie.

Badiane : Il faut d’abord que les enseignants acceptent de regagner les classes. Qu’ils acceptent aussi d’organiser des cours de rattrapage pour relever un peu le niveau des élèves. Il faudra des sacrifices. Il faudra que l’Etat accepte aussi de résoudre le problème qui l’oppose aux enseignants. D’ailleurs, ces problèmes-là sont d’ordre financier. Ça, tout le monde le sait. Rarement dans les revendications, ils parlent de leurs conditions de travail. Ils sont dans des abris provisoires, mais n’en parlent jamais. Ils parlent de leurs rappels. Il faut des enseignants de type nouveau. L’Etat doit aussi respecter ses engagements. Et je crois qu’il est en train de le faire. Ce qui n'est pas facile. L’autre disait qu’après le pain, le premier besoin de l’homme, c'est l’éducation. Les parents l’ont bien compris. Ils construisent des abris provisoires, des collèges. Ils payent la fourniture, le transport, l’habillement. Ce que nous demandons à l’Etat, c’est de mettre dans les classes des enseignants qui veulent enseigner. Que ceux qui ne veulent pas enseigner ail lent ailleurs.

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VERS UNE GRANDE MOBILISATION POUR LA RÉSOLUTION DE LA CRISE SCOLAIRE

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VERS UNE GRANDE MOBILISATION POUR LA RÉSOLUTION DE LA CRISE SCOLAIRE

Thiès, 11 mai (APS) - Le coordonnateur régional de la coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP), Abdou Kane Mbodji a appelé, mercredi, les populations à une mobilisation générale pour un règlement définitif de la crise scolaire.

M. Mbodji qui animait un point de presse en présence des membres d’organisations de la société civile a soutenu que malgré la tenue des assises de l’éducation et ses fortes recommandations, c’est "l’amertume et l’indignation qui sont ressenties par toute la communauté".

La crise persiste malgré également la mise en œuvre des onze décisions présidentielles, a souligné M. Mbodji ajoutant que les populations en appellent à un règlement urgent de cette situation qui prévaut dans l’espace scolaire, à deux mois de la fin d’année.

Il a soutenu que "cette crise a fortement secoué le quantum horaire, avec plus de cinq semaines de grève et 200 heures perdues par l’école sénégalaise".

Le coordonnateur régional de la COSYDEP a relevé que les "parents d’élèves sont dans le désarroi et la frustration et les élèves, stressés, subissent les contrecoups de l’instabilité du système éducatif du fait de la rétention des notes du premier semestre indispensables aux préinscriptions, brisant ainsi leur espoir de poursuivre des études supérieures à l’étranger".

Abdou Kane Mbodji a, au nom des organisations membres de la société civile, invité les syndicats d’enseignants à faire des concessions pour que l’année scolaire se termine dans d’excellentes conditions.

Il a aussi invité l’Etat à accélérer le processus enclenché pour "le paiement de toutes sommes dues pour restaurer la confiance dans la communauté scolaire".

Source : APS - BD/PON

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Ziguinchor récompense ses Miss Sciences et mathématiques 2016

Publié le par UNAPEES

Ziguinchor récompense ses Miss Sciences et mathématiques 2016
Ziguinchor récompense ses Miss Sciences et mathématiques 2016

Ziguinchor, 26 avr (APS) – Les autorités académiques et administratives de la région de Ziguinchor (sud) ont remis mardi des récompenses aux 30 meilleures filles des établissements scolaires qui ont remporté l’édition 2016 du Concours de miss sciences et miss mathématiques, a constaté l’APS

Les 30 meilleures écolières de la région de Ziguinchor ont été primées au cours d’une manifestation tenue au Conseil départemental à l’issue de ce concours régional, dont le but est d’encourager les filles à embrasser les séries scientifiques.

‘’Cette initiative participe du maintien des filles à l’école et de leur orientation dans les séries scientifiques. Cela permet surtout de booster l’excellence au niveau de la région par l’esprit d’émulation que cette compétition suscite auprès des filles’’, a expliqué l’inspecteur d’académie de Ziguinchor, Ismaïla Diouf.

Les filles Phoebé Sambou, du Centre scolaire Charles Lwanga et Boubacar Ba (une fille au nom à consonance masculine) sont respectivement sacrées miss sciences et miss mathématiques 2016 de la région de Ziguinchor. Elles ont reçu des cadeaux de la part des autorités administratives et académiques.

Selon la chargée du genre à l’IA de Ziguinchor, Leony Gomis, ‘’la cérémonie de récompense et de remise des prix a concerné les 30 meilleures filles écolières de la région qui sont issues de différentes localités.

‘’Après les compositions, les chefs d’établissement ont choisi les meilleures filles en Mathématiques pour les classes de quatrième et les meilleures en Sciences de la vie et de la terre (SVT) et physiques et chimie pour les classes de seconde pour une présélection avant le concours proprement dit’’, a souligné Mme Gomis.

Au milieu de ces lauréates scientifiques figurait un garçon qui attirait l’attention de l’assistance : Georges Modeste Ndecky qui a remporté le premier prix en dictée au niveau national.

Issu d’un village du département d’Oussouye, le jeune Ndecky doit représenter le Sénégal au Concours international de dictée prévu en mai à Montréal, au Canada.


Source : Agence de presse Sénégalaise - MTN/ASG

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L’EPT entame la construction et la réhabilitation de ses infrastructures

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L’EPT entame la construction et la réhabilitation de ses infrastructures
L’EPT entame la construction et la réhabilitation de ses infrastructures

Thiès, 25 avr (APS) - Le directeur de l’École Polytechnique de Thiès (EPT), le Dr Bamba Diaw, a relevé mardi que son établissement a entamé un important programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures et d’équipements, dans le cadre du relèvement de son plateau technique.

Depuis 2013, a-t-il relevé, un plan stratégique de développement et d’efficacité interne a été mis en place pour la construction d’un campus d’une capacité de 200 lits, d’un bloc administratif et pédagogique, ainsi que d’un laboratoire.

Ce plan a aussi trait à l’équipement informatique et au renforcement du capital humain, avec le recrutement de 17 enseignants et d’un personnel administratif.

Bamba Diaw s’adressait à la presse, à l’issue d’une visite des chantiers de construction de l’EPT.

Il a en outre dit que, dans le cadre de la diversification des filières, son établissement dispose d’un département génie informatique, d’une filière aéronautique, d’une filière énergies renouvelables, compte non tenu du développement de la recherche et de la créativité au sein de l’EPT.

Selon lui, des projets d’innovations technologiques sont également mis en œuvre par le département industriel, en partenariat avec des structures comme l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (UCG) et le Programme d’aménagement et de développement économique des Niayes (PADEN).

Il a également cité un partenariat permettant la réalisation de machines pour la cuisson, de batteuses d’arachides, de séchoirs solaires, ainsi que d’incubateurs de déchets, etc.

Le Pr Diaw a aussi souligné que l’EPT s’est également engagée dans les énergies renouvelable, avec la construction d’éoliennes, de biodigesteurs pour la production de biogaz et la production de fertilisants destinés au maraîchage.

Il ajoute que son école ambitionne d’ici 2020, de former 1000 étudiants diplômés, un objectif qui entre dans le cadre du volet ressources humaines du Plan sénégalais émergent (PSE), initié par le chef l’Etat.

Bamba Diaw a par ailleurs indiqué que l’EPT n’a pas besoin d’être militarisée pour arriver à des résultats.

Source : Agence de Presse Sénégalaise - BD/ASG

Voir aussi notre article sur le concours d'entrée à l'EPT (cliquez ICI)

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