5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Publié par UNAPEES

Grèves des enseignants au Sénégal : La revue de presse de l'UNAPEES

Grèves des enseignants au Sénégal : La revue de presse de l'UNAPEES

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Dakar, 11 mai - 17:56 (APS) Le ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Viviane Laure Elisabeth Bampassy, a indiqué, lundi à Dakar, que le gouvernement a entamé la mise en œuvre des ses engagements pris envers les syndicats d’enseignants, affirmant toutefois être convaincue de la nécessité d' une ''dynamique de partenariat’’ pour une fin définitive de la crise scolaire.

''Je peux vous dire que le gouvernement reste mobilisé autours de ses engagements et qu’ils sont déjà commencés à être mis en œuvre en accord avec les partenaires sociaux’’, a-t elle dit.

''Nous sommes convaincus qu’il nous faut, dans la mise en œuvre de ces engagements, y aller dans une dynamique de partenariat avec l’ensemble des syndicats pour éviter à l’avenir que ce qui s’est passé ces derniers mois ne se renouvelle’’, a ajouté Mme Bampassy.

Elle s'exprimait lors d’une rencontre entre le gouvernement et l’Union syndicale pour une éducation de qualité (USEQ).

Le Premier ministre a présidé la rencontre qui entre dans le cadre de la résolution de la crise scolaire entamée depuis le 24 avril avec le Cadre unitaire des syndicats du moyen secondaire (Cusems), le Grand cadre des syndicats d'enseignants et l’USEQ.

Selon le ministre de la Fonction publique, cette réunion avec les membres de l’USEQ a permis de ‘’partager le procès verbal qui avait été signé’’ par le Grand cadre et le CUSEEMS.

''Il s’agissait pour nous aujourd’hui de partager ce procès verbal avec les membres de l’USEQ qui, il est vrai, avaient signé et levé le mot d’ordre depuis le 17 avril. Ce qui est tout à leur honneur’’, a-t-elle souligné, indiquant qu’il s’agit d’une ''volonté d’harmonisation'' sur les différents contenus.

Viviane Laure Elisabeth Bampassy a aussi déclaré que le Premier ministre a rappelé aux membres du gouvernement en charge des différentes questions ''un échéancier très clair''.

''Le Premier ministre a instruit aux membres du gouvernement en charge des différentes questions, d’y apporter toutes la diligence nécessaire puisque ce sont des engagements du gouvernement'', a-t-elle dit.

Selon le ministre, ces engagements qui sont une ''orientation formelle'' du président de la République, ‘’sont réalistes et doivent être mis en œuvre par le gouvernement’’.

Mme Bampassy a enfin soutenu qu’un un travail d’évaluation de l’impact de la crise sur le quantum horaire est en cours et qu’une situation exhaustive sera faite d’ici la semaine prochaine.

''Il devrait avoir une situation assez exhaustive'' et à partir de cela, des décisions seront prises concernant les perturbations sur le quantum horaire, a-t-elle estimé.

De son coté, le coordonateur de l’USEQ, Amadou Diaouné, a demandé au gouvernement ''de revoir le calendrier scolaire''. ''Compte tenu des perturbations et du temps perdu, si on respecte le calendrier tel quel, dans ces conditions, beaucoup d’élèves risquent'' d’être handicapés, selon lui.

''Après avoir fait le décompte à notre niveau, il y aurait à peu prés plus de 240 heures de perdu, presque le tiers du temps d’études en temps normal au Sénégal (qui est) de 700 heures’’, a-t-il dit, exhortant les autorités à revoir les dates des compositions et des examens pour permettre aux élèves d’avoir ''un minimum de connaissance''.

AAN/OID

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Crise scolaire : le CUSEMS suspend la grève

Dakar, 7 mai 00:54 (APS) - Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) a suspendu mercredi soir sa grève, après avoir trouvé un "terrain d’entente" avec le gouvernement, au terme de plusieurs heures de négociations.

Le CUSEMS déroule depuis février un "plan d'action" comprenant des grèves, pour emmener le gouvernement à satisfaire les revendications de ses membres.

L’annonce de la suspension de la grève a été faite par son coordinateur Abdoulaye Ndoye.

M. Ndoye a signé avec des membres du gouvernement et des médiateurs de la crise scolaire un procès-verbal matérialisant l'accord.

En expliquant les raisons de la décision du CUSEMS, il a dit que le gouvernement s’est engagé à "ouvrir des négociations" sur l'indemnité de logement, à la fin de l’étude menée par les autorités sur "le système de rémunération des agents de l'Etat".

Selon lui, le gouvernement a accepté de "consigner" dans le procès-verbal cette revendication portée du syndicat.

Le coordinateur du CUSEMS a invité le gouvernement à faire en sorte que ces questions ne reviennent plus sur la table des négociations. "Nous attendons du gouvernement la matérialisation de ces engagements", a-t-il dit.

Pour sa part , la ministre de la Fonction publique, Viviane Bampassy, a souligné que le gouvernement et le CUSEMS se sont mis d'accord sur "des délais et des échéances précis", en ce qui concerne l'application de l'accord.

Le gouvernement est "satisfait" du "terrain d’entente", a-t-elle signalé, en considérant l'accord trouvé comme "une victoire de l’école sénégalaise".

"Le gouvernement reste déterminé à négocier avec tous les acteurs sociaux", a souligné Viviane Bampassy.

Jeudi dernier, le gouvernement et le Grand cadre des syndicats de l'enseignement (GCSE) ont trouvé un accord sur la base duquel cette organisation syndicale a suspendu la grève qui paralysait depuis février dernier le fonctionnement d'une bonne partie des écoles publiques.

BHC/ESF

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

les piques de l'As : Cusems-Gouvernement

06 mai - 15:00 - (l'AS) Les regards seront rivés sur la Primature aujourd’hui pour savoir si le Cusems va signer son retour dans les classes ou non. Son nnième plan d’action arrive à terme ce matin et la base déjà saisie de la requête du gouvernement devra se prononcer pour permettre à Abdoulaye Ndoye et Cie de décliner leur position devant le gouvernement cet après-midi. Le Cusems veut l’alignement de l’indemnité de logement ou rien, tandis que le gouvernement lui demande d’attendre la fin de l’étude sur le système indemnitaire. Vivement que la raison prévale et que le Cusems reprenne les cours pour le bonheur des enfants.

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Dakar, 5 mai - 14:00 (APS) - Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEEMS) a déclaré lundi soir avoir pris acte des propositions faites à ses responsables par le gouvernement et a promis d'y répondre mercredi, après une concertation avec ses membres.

Abdoulaye Ndoye, le secrétaire général du CUSEMS, a dit que les propositions du gouvernement seront partagées avec les membres du syndicat lors des Assemblées générales départementales prévues mardi.

Après ces rencontres, le syndicat va de nouveau rencontrer le gouvernement, mercredi.

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a dit comprendre la "démarche faite de prudence" du CUSEMS. Il a fait part de son "optimisme" pour un accord entre le gouvernement avec le CUSEMS, mercredi.

En ce qui concerne l’indemnité de logement des enseignants membres de ce syndicat, M. Thiam a dit que la délégation gouvernementale restera prudente.

"Il faut attendre la fin de l’étude sur le régime indemnitaire pour pouvoir mener des négociations sectorielles et globales avec toutes les organisations syndicales, parce que cette question concerne tous les corps de l’Etat", a expliqué le ministre de l'Education nationale aux journalistes, après la réunion de ce lundi.

Des représentants du Conseil économique, social et environnemental (CESE), du Haut conseil du dialogue social (HCDS), le Premier ministre Mahammed Dionne et le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, ont participé à la réunion.

Le CUSEMS déroule un plan d'action pour emmener le gouvernement à satisfaire les revendications de ses membres.

AAN/ESF

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

La grève du CUSEMS perturbe la reprise des cours à Dakar

Dakar, 4 mai - 13:50 (APS) – La reprise des cours a été perturbée, ce lundi, dans quelques établissements dakarois où des enseignants afilliés au Cadre unitaire des enseignants du moyen et du secondaire (CUSEMS) continuent de respecter le mot d’ordre de grève, tandis qu’au lycée Lamine Guèye les élèves ont boudé les classes pour réclamer une reprogrammation de la date de l’examen du Baccalauréat, a constaté l’APS.

Une ambiance de récréation règne dans la cour du lycée Lamine Guèye niché en plein centre ville de Dakar. Pourtant il n’est que 9 heures passées dans cet établissement. Les salles de cours sont désemplies. La salle des professeurs n’est pas loin d’afficher le plein.

Ici, la plupart des enseignants ont décidé de retourner dans les classes, mais les élèves ont boudé. ‘’Cette fois-ci, ce ne sont pas les enseignants. Les élèves ont fait sortir tous leurs camarades, alors qu’on était en plein cours’’, se précipite un enseignant, cartable à la main et sur le point de rentrer.

‘’Si ce ne sont pas les enseignants, ce sont les élèves. C’est très dommage pour l’école publique sénégalaise qui plonge de plus en plus dans une crise profonde’’, regrette M. Diop, professeur d’anglais au lycée Lamine Guèye.

Dans cet établissement les élèves ont décidé ce lundi d’aller en grève pour réclamer une reprogrammation de la date de l’examen du Baccalauréat.

‘’Il nous reste moins de deux mois avant la tenue des examens, alors que nous n’avons même pas fait 50% de notre programme. Nous luttons pour que l’Etat repousse la date des examens prévus pour le 30 juin prochain’’, explique un élève assis sur l'un des bancs en ciment implantés un peu partout dans la cour de l’établissement.

Mais cette grève déclenchée par les élèves n’emporte pas l’adhésion de tous. ‘’C’est vrai, nous sommes en retard sur notre programme. Ce serait une aubaine pour nous si on repoussait la date de l’examen du Bac. Mais la grève, ce n’est pas la solution, parce que ce sont encore des heures perdues pour un combat qu'on n’est pas sûr de remporter’’, analyse Mamadou Gaye, élève en classe de Terminale S2.

‘’Le président de l’Amicale qui a déclenché la grève ne fait même pas Terminale. Il est en classe de Première. Je me demande même s’il pense aux élèves de Terminale en perturbant les cours à moins de deux mois de l’examen’’, s’emporte Abdoulaye, élève de Terminale.

Au CEM Blaise Diagne, la même ambiance de récréation règne dans la cour de l’établissement. Ici la reprise des cours est partielle. Le mot d’ordre de grève du CUSEMS qui déroule son onzième plan d’action ce lundi est passé par là.

Selon le représentant syndical du CUSEMS dans cet établissement, Abou Amadou Sow, ''on ne peut pas parler de reprise’’.

‘’Nous ne sommes mêlés ni de près ni de loin à une levée ou suspension du mot d’ordre. Nous entamons aujourd’hui notre onzième plan d’action. C’est évident, les cours vont continuer à être perturbés’’, soutient M. Sow.

Dans cet établissement peu de classes font cours, obligeant les élèves à observer des heures intercalées. ‘’Nous avons fait cours le matin, mais en ce moment, on est en pause, parce qu’un de nos professeurs est en grève. Mais nous reprendrons les cours à midi avec un autre qui n’est pas concerné par le mouvement de grève’’, confie un jeune collégien qui taille bavette avec des amis dans la cour de l’établissement.

MTN/AD

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Macky Sall invite les acteurs à sauvegarder le quantum horaire

Dakar, 4 mai (APS) 09:16 – Le président de la République Macky Sall a invité lundi les acteurs de l’école à s’investir pour ‘’rattraper le temps perdu en vue de sauvegarder le quantum horaire’’ et éviter une baisse du niveau des élèves après de longues perturbations.

‘’Je voudrais inviter les uns et les autres à redoubler d’efforts et surtout créer les conditions, dans un contexte de reprise, pour que, dans les différentes académies, le rattrapage des cours puissent se faire pour sauvegarder le quantum horaire’’, a notamment dit M. Sall.

Il s’exprimait en marge de la cérémonie de la levée des couleurs au Palais de la République en présence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne et des membres du gouvernement.

Des élèves de la Maison d’éducation Mariama Ba de Gorée ont été conviées à cette rencontre ‘’pour les montrer en exemple dans un contexte de crise scolaire’’.

‘’Nous devons tous faire des efforts pour que, malgré les difficultés, nous puissions sauver l’école sénégalaise’’, a poursuivi le président Sall, en insistant sur la nécessité de ‘’rattraper le temps perdu pour éviter une baisse du niveau des élèves’’.

Il a appelé à une mobilisation de tous les partenaires sociaux pour sauver l’école sénégalaise.

‘’Il nous faut tous nous mobiliser, que cela soit l’Etat, les enseignants, les élèves, les parents d’élèves ou les étudiants pour une mise en application des recommandations prises lors des assises de l’école’’, a-t-il lancé, annonçant que le prochain Conseil présidentiel sera consacré aux conclusions de ces assises’’.

Macky Sall a ensuite invité toutes les écoles au Sénégal quel que soit leur lieu d’implantation à ‘’tendre vers le niveau d’excellence’’ prônée par la Maison d’éducation Mariama Ba.

‘’Malgré les difficultés (…), tous les élèves de cet établissement sont inscrits au tableau d’honneur. Les notes sont comprises entre 13, 5 et 17 ou plus dans toutes les classes. On peut atteindre cette qualité dans les autres écoles, si les efforts nécessaires sont fournis’’, a estimé le président Sall.


MTN/AD

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Crise scolaire : des partenaires sociaux s'élèvent contre la volte-face du GCSE

Dakar, 1er mai (APS) - Des partenaires sociaux ont exprimé vendredi leur désaccord avec le Grand cadre des syndicats de l'enseignement (GCSE), qui a décidé de poursuivre la grève malgré l'accord signé jeudi avec le gouvernement.

Le gouvernement et le GCSE ont trouvé jeudi un accord sur la base duquel cette organisation syndicale a suspendu la grève qui paralyse depuis février dernier le fonctionnement de l'école sénégalaise.

Vendredi, le coordonnateur du GCSE, Mamadou Lamine Dianté, a déclaré que ce regroupement de 35 syndicats d’enseignants va poursuivre la grève.

"Le Grand cadre va lever la mesure de suspension de son plan d’action" de grève, a annoncé M. Dianté à la Radio futurs médias (RFM).

Le GCSE a pris cette mesure en raison de la "désapprobation" que suscite chez "sa base" l’accord conclu jeudi avec le gouvernement, a expliqué son coordonnateur à la RFM.

Selon lui, les enseignants vont poursuivre l'exécution de leur "plan d'action", pour protester contre les "ponctions" effectuées par le gouvernement sur les salaires du mois d’avril de certains de leur collègues.

"Je suis surpris et étonné d’entendre cela. J’attends confirmation de cette déclaration pour y croire. (…) Je suis étonné et je vais continuer à m’interroger" sur les raisons de cette volte-face, a réagi El Hadj Momar Samb, médiateur de la crise scolaire.

"C’est lui le coordonnateur du Grand cadre. C’est lui qui a été désigné pour diriger le Grand cadre. Je ne vois pas comment il peut revenir dire autre chose" que l’engagement pris jeudi avec le gouvernement, a commenté M. Samb, lors de la célébration de la Fête internationale du travail, en parlant du leader du GCSE, Mamadou Lamine Dianté.

Ce dernier a, au nom du Grand cadre des syndicats de l’enseignement, signé l'accord en question avec les ministres chargés de la Fonction publique et de l’Education nationale.

Sur la base de cet accord, les enseignants membres des syndicats constitutifs du GCSE devaient mettre fin à la série de "plans d’action" comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l'application du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

M. Samb, leader du Rassemblement des travailleurs africains-Sénégal (RTA-S), un parti de la majorité présidentielle, assure qu’il va poursuivre ses efforts visant le déroulement normal des cours dans les cycles élémentaire, moyen et secondaire.

"L’espoir, c’est la levée du mot d’ordre de grève qu’il faut consolider et continuer avec d’autres formes d’action. La grève n’est pas la seule forme d’action" pour les enseignants, a pour sa part souligné Mamadou Diouf, le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal(CSA).

"Le plus important, c’est une entente entre les travailleurs (NDLR : les enseignants) et leur employeur, pour sauver l’école publique sénégalaise. Personne n’a intérêt à attiser le feu", a ajouté M. Diouf, qui participait aussi au défilé de la Fête internationale du travail.

Le GCSE a le devoir de respecter l’accord signé jeudi avec le gouvernement, selon Mody Guiro, le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS). "Il faut prendre ses responsabilités. Etant syndicaliste, quand je signe un accord, je le respecte", a-t-il réagi.

"Ce qu’on nous a appris dans le mouvement syndical, c’est que nous devons nous comporter comme les rebelles, qui se retirent rapidement lorsqu’ils ont des acquis et reviennent plus tard pour d’autres conquêtes. Comme eux, les syndicalistes s’enlisent et perdent tous les acquis, s’ils restent dans la zone de conflit", a commenté Mody Guiro.

BHC/ESF

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Le GCSE va poursuivre la grève, selon son coordonnateur

Dakar, 1er mai 12h43 (APS) – Le Grand cadre des syndicats de l'enseignement (GCSE) a décidé de poursuivre la grève, malgré l’accord signé avec le gouvernement, a déclaré vendredi son coordonnateur, Mamadou Lamine Dianté.

Le gouvernement et le GCSE ont trouvé jeudi un accord sur la base duquel cette organisation syndicale a suspendu la grève qui paralyse depuis février dernier le fonctionnement de l'école sénégalaise.

"Le Grand cadre va lever la mesure de suspension de son plan d’action" de grève, a annoncé Mamadou Lamine Dianté à la Radio futurs médias (RFM).

Le GCSE a pris cette mesure en raison de la "désapprobation" que suscite chez "sa base" l’accord conclu jeudi avec le gouvernement, a expliqué M. Dianté à la RFM.

Les 35 syndicats d'enseignants constitutifs de cette organisation vont poursuivre la grève pour protester contre les "ponctions" effectuées par le gouvernement sur les salaires du mois d’avril de certains enseignants, a-t-il fait valoir.

Pour ne pas payer des heures non travaillées, le gouvernement a effectué ces "ponctions" variant entre 40 mille et 150 mille francs CFA sur les salaires d’avril des enseignants en grève, ont annoncé plusieurs quotidiens, jeudi.

Sous la direction du GCSE, des syndicats d'enseignants déroulent depuis février une série de "plans d’action" comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", pour emmener leur employeur, l'Etat en l'occurrence, à appliquer le protocole d’accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Ils dénoncent "les lenteurs administratives" sur la titularisation des professeurs

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Suspension annoncée de la grève : Bampassy salue "une victoire de l'école"

Dakar, 30 avr - 23h12 (APS) - La décision du Grand cadre des enseignants portant sur la suspension du mot d'ordre de grève observé depuis février dernier dans les établissements scolaires constitue "une victoire pour l'école sénégalaise", a indiqué, jeudi à Dakar, la ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Viviane Bampassy.

Le gouvernement s'est accordé le même jour avec ce regroupement de 35 organisations syndicales pour une suspension de cette grève, à l'issue d'une énième séance de négociations.

"Cet accord constitue une victoire pour le Sénégal et une victoire pour l’école sénégalaise", a déclaré la ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public.

Elle a fait part de ''la satisfaction du gouvernement", avant de saluer la décision du Grand cadre des syndicats d'enseignants qui a selon elle "accepté en toute responsabilité de suspendre le mot de grève et de permettre un retour sans délai des enfants à l'école".

"Cette victoire nous conforte dans l'idée que notre peuple a un génie particulier pour s'en sortir dans les moments les plus difficiles comme celui-là pour sauver l'année scolaire", a dit Viviane Bampassy.

"Nous sortons de cette rencontre très satisfaits", a-t-elle lancé, en saluant les syndicats "qui ont fait preuve de dépassement, mais aussi les facilitateurs et les médiateurs sociaux, notamment les députés et les conseillers économiques, sociaux et environnementaux qui ont accompagné le gouvernement tout au long des négociations".

Les syndicats d'enseignants déroulent depuis février dernier plusieurs plans d'action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l'application du protocole d'accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Les revendications des grévistes portent notamment sur la validation des années de vacatariat et l'alignement de l'indemnité des enseignants sur celle allouée à certains fonctionnaires.

Cette dernière revendication constituait le principal point de désaccord entre les deux parties, à l'issue de la précédente séance de négociations.

Concernant la suite à réserver à cette revendication, les syndicalistes ont accepté de s'en remettre aux résultats d'une étude en cours sur le système de rémunération des agents de l'Etat, selon Viviane Bampassy, précisant que celle-ci va prendre en charge le régime indemnitaire de l'ensemble des agents de l'Etat.

Le Grand cadre des syndicats d'enseignants a de son côté insisté sur les points d'accord qui demeurent en l'état en dépit de son accord pour la suspension de la grève.

"Sur la formation diplomante, l'Etat s'est engagé à satisfaire cette doléance au courant de l'année 2015. Des engagements ont été pris sur la validation des années de vacatariat", a annoncé Mamadou Lamine Dianté, son secrétaire général.

"Sur l'habitat social qui a été la principale pomme de discorde, nous avons obtenu l'accord de principe du gouvernement (…)", a-t-il ajouté.

MTN/BK

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Vers une évaluation de la grève en fin de semaine (ministre)

Ouadiour (Gossas), 30 avr 22h10 (APS) - Le gouvernement attend la fin de la semaine pour faire une évaluation de la grève des enseignants et décider des correctifs nécessaires, a soutenu, jeudi à Oudiour (Gossas), le ministre de l'Éducation nationale, Serigne Mbaye Thiam.

"Pour le moment, aucune mesure n'est prise à l’heure où je vous parle. Il faut peut-être attendre la fin de la semaine et voir l'évaluation exacte des uns et des autres'' et décider des mesure à prendre, a-t-il déclaré.

Serigne Mbaye Thiam répondait à une question sur la crise scolaire, au cours de la cérémonie de lancement d'un programme de cantines scolaires.

Selon lui, il arrivera un moment où le gouvernement va devoir assurer ses responsabilités concernant l'éducation des enfants à travers des mesures visant à "préserver le système éducatif".


FD/BK

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Accord avec le Grand cadre pour une suspension de la grève

Dakar, 30 avr 21h14 (APS) - Le gouvernement s'est accordé jeudi avec le Grand cadre des syndicats d'enseignants pour une suspension du mot de grève qui paralyse depuis février dernier le fonctionnement de l'école sénégalaise, a appris l'APS.

Le ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public, Viviane Bampassy en a fait l'annonce à l'issue d'une séance de négociations entre les deux parties.

Selon Mme Bampassy, "le gouvernement a fait preuve de dépassement pour sauver l'année scolaire".

Les syndicats d'enseignants déroulent depuis février dernier plusieurs plans d'action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l'application du protocole d'accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Les revendications des grévistes portent notamment sur la validation des années de vacatariat et l'alignement de l'indemnité des enseignants sur celle allouée à certains fonctionnaires.

Cette dernière revendication constituait le principal point de désaccord entre les deux parties, à l'issue de la précédente séance de négociations.

MTN/BK

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Ahmet Suzanne Camara annonce la fin de la grève des enseignants : "On peut s'attendre à la suspension du mot d'ordre...

Leuk Sénégal - jeudi, 30 avril 2015 09:45

Quand Ahmet Suzanne Camara parle de suspension du mot d'ordre de grève du Grand cadre, il y a des raisons d'espérer que l'inespéré se produise. Responsable syndical et membre de l'Apr, il est à cheval entre ces deux entités qui tiennent en otage l'école sénégalaise et l'avenir de petits citoyens. dans les colonnes du Populaire de ce jeudi, Ahmet Suzanne Camara prédit la fin de la grève.

"On peut s'attendre à ce que le Grand cadre suspende son mot d'ordre de grève. Je pense que le GC est prêt à faire un pas et le gouvernement est aussi prêt à faire un pas. Et dans ce cas, on va se retrouver", a-t-il déclaré....

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Crise scolaire : L’Etat passe à l’acte en ponctionnant les salaires des enseignants
Leral.net - 30 avril 2015 - 09:13

L’Etat du Sénégal a sorti le bâton pour solder le différend qui l’oppose aux syndicats d’enseignants. Le gouvernement a décidé de couper les salaires de ce mois des enseignants grévistes. Les sommes délestées sont de 50 mille à 127 mille francs Cfa

L'Etat du Sénégal n’a pas perdu son temps. Le gouvernement a mis, hier, en exécution ses menaces contre les enseignants. Les autorités sénégalaises ont décidés de ponctionner sur les salaires des enseignants grévistes. Le constat a été fait hier. Les enseignants, qui s’étaient présentés devant les guichets de banque pour percevoir leurs salaires du mois d’avril, ont pu remarquer que leurs émoluments ont connu une baisse drastique.

Selon, Abdou Faty, un des principaux responsables du Grand Cadre des syndicats d’enseignants, les sommes coupées sont comprises entre 50 mille et 127 mille francs Cfa. Mais, il estime que, malgré cette coupure sur les salaires, le Grand cadre reste concentré sur son objectif qu’est la matérialisation des accords avec les échéanciers nets et le traitement de la question de l’indemnité de logement. « Ces ponctions ne font que complexifier la situation. Car, il y a des enseignants qui n’ont pas fait la grève et qui ont vu leurs salaires ponctionnés. Forcément, ces derniers vont rejoindre la masse pour
accentuer la lutte », prévient Abdou Faty.

Sur la question des indemnités de logement qui constitue aujourd’hui le point d’achoppement des négociations, entre le gouvernement et les enseignants, M. Faty souligne que sa structure n’a jamais dit que cette question doit être réglée tout de suite et maintenant. A l’en croire, le Grand Cadre souhaite juste que l’Etat s’engage et donne son accord de principe.

Sur la séance plénière des secrétaires généraux du Grand Cadre, M. Faty indique que cette rencontre a été tenue pour évaluer et systématiser les procès-verbaux de la rencontre d’avant-hier et par la suite les envoyer à la base. Pour ce qui est de la lutte syndicale, symbolisée par le lancement du 6 plan d’action, il affirme qu’elle est toujours de rigueur. Toutefois, la conférence de presse, prévue pour aujourd’hui, a été reportée au samedi pour permettre aux différents médiateurs à la crise d’y assister.

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

La crise scolaire préoccupe toujours les quotidiens, qui évoquent une célébration, dans l'unité syndicale, de la Fête internationale du travail prévue vendredi.

Dakar, 30 avr (APS) -

Certains journaux annoncent que l’Etat a opéré des "ponctions" sur les salaires des enseignants en grève.

Les syndicats d’enseignants déroulent depuis février plusieurs plans d’action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Ils dénoncent "les lenteurs administratives" sur la titularisation des professeurs et maîtres contractuels. Les enseignants réclament le paiement de leur indemnité de logement et exigent le respect, par le gouvernement, des autres revendications contenues dans le protocole d’accord.

"L’Etat du Sénégal a sorti le bâton pour solder le différend qui l’oppose aux syndicats d’enseignants. Le gouvernement a décidé de couper les salaires de ce mois (avril) des enseignants grévistes. Les sommes ponctionnées varient de 50 mille à 127 mille francs CFA", écrit Walfadjri.

L’As qualifie la mesure de "simplement excessive et répréhensible", en donnant des chiffres différents de ceux de Walfadjri : "La ponction varie entre 40 mille et 150 mille francs CFA."

Le Témoin Quotidien ne partage pas l’avis de L’As sur la ponction des salaires des enseignants en grève, le journal cité en premier lieu estimant même qu’"il faut licencier les enseignants grévistes".

"La seule manière d’avoir une paix sociale durable dans notre espace scolaire, c’est de licencier les enseignants grévistes, comme l’avait fait le gouvernement kényan il y a une dizaine d’années", insiste Le Témoin Quotidien.

La récurrence des grèves fait croire à L’Observateur que le gouvernement et les syndicats d’enseignants semblent en arriver maintenant au "dernier virage" avant l’"année blanche".

"Au-delà du 7 mai, on va entrer dans la zone critique", avertit le directeur de l’enseignement élémentaire, au ministère de l’Education nationale, Abdou Diao, cité par L’Observateur.

Selon Le Quotidien, le quantum horaire est encore "solvable", malgré les nombreuses grèves des enseignants. "Seules 200 heures [ont été] perdues, sur un total de 900", signale-t-il, citant l’inspecteur d’académie de Dakar, Ngary Faye.

Ce dernier, selon le même journal, rappelle que les élèves ont eu 700 heures d’apprentissage en 2014 et en ont perdu 200, ce qui avait permis de sauver l’année scolaire "de justesse".

Au contraire de l’inspecteur d’académie de Dakar, Abdou Diao estime qu’"il ne sera jamais sûr de pouvoir résorber le gap", si les enseignants ne retournent pas dans les classes dans une semaine.

Évoquant les revendications des enseignants, L'As les trouve "légitimes" dans la mesure où l’Etat "octroie 500 mille francs CFA aux conjoints des ambassadeurs et un million d’indemnité aux ministres et jette de l’argent sur des projets douteux".

Enquête évoque "le tournant du 1er-Mai", en qualifiant de "décisive", pour le sort de cette année scolaire, la cérémonie de remise, au président Macky Sall, des cahiers de doléances des syndicats, lors de la Fête du travail. "La position du chef de l’Etat sera décisive pour la suite du bras de fer entre le gouvernement et les enseignants."

Selon ce journal, les enseignants ont adopté la stratégie du "rien à perdre, tout à gagner". De la sorte, "ils ne donnent plus de connaissances, ils tarissent la source du projet national" qu’est l’Education et "donnent finalement l’air de coupeurs de route légaux", commente Enquête.

Le Populaire évoque "le silence calculé des deux camps", le gouvernement et les syndicats d’enseignants. "Le gouvernement dribble les enseignants en adoptant la stratégie du +black-out+ sur la crise scolaire, dans le communiqué du conseil des ministres" de mercredi, signale le même journal.

L’As annonce que "les centrales syndicales s’unissent pour la fête du 1er-Mai". Il explique qu’elles vont déposer "un mémorandum commun sur la table du président" de la République, "une première historique au Sénégal".

Sud Quotidien évoque le même sujet, en faisant savoir que les syndicats des travailleurs vont fêter le travail cette année "sous le signe de l’unité". Cette unité s’explique par le fait que "le mouvement syndical" sénégalais aborde actuellement "un tournant décisif", selon le syndicaliste Mamadou Diouf, porte-parole de la Coalition syndicale pour le dialogue social.

Le climat social est tellement tendu dans les entreprises qu’il faut "un mouvement syndical uni" pour l'apaiser, affirme M. Diouf dans Sud Quotidien. Et pour ce faire, à l’occasion du 1er-Mai, un "grand défilé unitaire" est prévu ce vendredi, entre le siège de la RTS et la place de l’Obélisque, à Dakar, a-t-il annoncé au même journal.


ESF/AD


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Crise scolaire : la COSYDEP invite le chef de l’Etat à ‘’trancher le débat’’

Dakar, 29 avr (APS) – La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (COSYDEP) appelle à ‘’l’implication'' du président Macky Sall, pour ''trancher le débat'' entre enseignants et ministères impliqués et sauver l’année scolaire ''déjà fortement entamée par les grèves cycliques’’.

'’Le chef de l’Etat Macky Sall doit reprendre les choses, puisque les ministres ont atteint leurs limites avec une série de négociations qui n’ont pas abouti à des solutions de sortie de crise’’, a soutenu Baye Diongue, membre du Secrétariat exécutif national de la COSYDEP.

Il s’exprimait lors d’un point de presse tenu mercredi avec d’autres membres de l’organisation, en marge d’un atelier sur le Dispositif de suivi des recommandations des assises nationales de l’éducation et de la formation.

Interpellé sur la crise scolaire, il a souligné que ‘’seul le chef de l’Etat peut aujourd’hui sauver l’école en s’asseyant autour d’une même table avec les enseignants’’.

‘’Les ministres et les médiateurs ont atteint leurs limites dans cette crise. Il est temps que le chef de l’Etat reprenne les choses en main, parce qu’il ne peut y avoir de Sénégal Emergent dans un contexte de crise cyclique de l’école’’, a-t-il soutenu.

''Aujourd’hui, a-t-il souligné, il est triste de constater que le dialogue a été rompu entre le gouvernement et les enseignants qui campent sur leur position’’.

Pour le coordonnateur de l’antenne régionale de Kaolack, Cheikh Aw ‘’ le chef de l’Etat gagnerait à diversifier ses sources d’information en s’ouvrant aux acteurs de la société civile pour avoir une autre lecture de la situation’’.

‘’La solution à la crise scolaire devrait aussi venir du citoyen, de la communauté, des parents d’élèves, des bénéficiaires de l’école’’, a-t-il ajouté.

De son côté, le coordonnateur national de la COSYDEP, Cheikh Mbow, a affirmé que ‘’l’éducation doit retourner à ses bénéficiaires, à ses clients pour que les crises cycliques soient résolues définitivement’’.

‘’L’Etat et les syndicats d’enseignants sont tous des mandataires. Donc ils sont obligés de retourner à la table de concertation, de renouer le dialogue et de continuer à travailler ensemble au bénéfice de nos enfants’’, a-t-il soutenu.

ADL/AD


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la rencontre entre gouvernement et syndicats du 28 avril 2015 - Une impasse ?

la rencontre entre gouvernement et syndicats du 28 avril 2015 - Une impasse ?

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Sénégal: Les enseignants persistent sur la grève, l'Etat brandit le bâton, l'école dans l'impasse.

Koaci.com du 29 avril 2015


On en parlais dans nos dépêches de la semaine passée, l'école sénégalaise roule directement vers une année blanche. Hier la rencontre de la dernière chance entre gouvernement et syndicats a viré à l'échec.

Le gouvernement du Sénégal a invité hier les enseignants grévistes à prendre leurs responsabilités et que conformément à la loi, les heures non travaillées ne seront pas payées.

En a croire la ministre de la fonction publique, Viviane Bampassy: "L’Etat ne peut plus attendre et va prendre ses responsabilités". La ministre de la Fonction publique de persister pour dénoncer le ‘’surplace’’ des syndicats d’enseignants.

De son coté le secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly, recommande à l'Etat l'utilisation de la manière forte. Il demande tout simplement aux autorités d'ordonner le non-paiement des salaires des enseignants qui sont restés deux mois sans dispenser des cours.

“Les enseignants persistent dans leur attitude, en exigeant du Gouvernement Rechercher Gouvernement le paiement d'une indemnité de logement équivalant à 100 mille francs, pour chacun d'entre eux. Cette allocation, une fois rapportée aux quatre vingt et un mille (81000) enseignants identifiés dans le fichier de paie des travailleurs de la Fonction publique, devrait coûter énormément d'argent à l'Etat. A date, l'Etat paie mensuellement cinq milliards de francs d'indemnités de logement, à raison de 60.000 francs par enseignant. Ce qui représente un total de soixante milliards par an”, écrit-il dans sa page Facebook.

Pour les enseignants c'est le gouvernant de Macky Sall qui est l'unique responsable de la situation actuelle de l'école sénégalaise. Car les revendications des syndicats ont été signées avec ces même tenants du pouvoir et qu'ils passaient leur temps à déclarer que l'Etat ne signera que ce qu'il pourra tenir.

Ces enseignants au bord du désarrois appellent à l'intervention du président république Macky Sall.

Sidy Ndao, Dakar © koaci.com



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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Rixe Etat-Enseignants : Ça va saigner donc !
Leral.net le 29 Avril 2015 à 14:00

Ponctions. Diabolisations. Stigmatisations. Humiliations, etc... Toutes les odeurs ignobles sont présentement répandues sur l'épiderme des enseignants sénégalais. Pour cause: grève. Des ministres ont disjoncté, invitant à la responsabilité, désormais, singularisée, bien qu'entourée des six ministres D'autres, à la présidence, enfoncent vers la retenue des salaires. C'est impossible. D'autant plus que, comme beaucoup de fonctionnaires, certains enseignants, doivent de l'argent aux banques, car sous prêts. L'Etat, va-t-il retenir les échéances de ces banques ? Je n'y crois pas. Va-t-il verser seulement l'argent des banquiers et retenir le reste, je ne le pense non plus. Alors, la confrontation, devenue, sauf cas de force majeur, inévitable, va donc se poursuivre. Le gouvernement est braqué à matraquer de l’enseignant. Les enfants, petits comme grands, sénégalais, vont en pâtir...Si on s'y intéressait avec plus de lucidité ?

La vérité, autant que la réalité, ne s'appréhende qu'en les vivants. Et si on se demandait pourquoi les épouses des diplomates sénégalais perçoivent 500.000 FCFA, par mois (pour avoir fait quoi ? adouci la nuit des ambassadeurs ?) et que les enseignants vivent dans un dénouement total, obligés de payer du crayon qu'ils utilisent en classe.... à la moto pour ne pas dire le vélo qu'ils enjambent pour aller au travail, obligés d'être là, à l'heure? Je me limite à ce cas.

Merci de prendre la place des enfants des enseignants qui vivent une stigmatisation au quotidien, pointés du doigt d'être le fils ou la fille de grévistes. C'est trop facile, de l'autre côté, de diaboliser parce qu'on ignore le vécu de l'autre. Soyons lucides et respectons et faisons respecter tous les agents de l'Etat. Il ne faut pas seulement voire la grève et occulter ses raisons multiples et la lenteur administrative qui ne touche que les enseignants. Depuis dix ans, certains n'ont pas avancé dans la fonction publique. Qui est fautif à ce niveau ? Quel footballeur accepterait, même si gracieusement payé, de garnir le banc de remplaçants tout le temps, sans compétition? Bref, je m'en arrête là.

La logique de rupture dans la conflictualité imposée à un seul corps de fonctionnaire, en complicité avec les Institutions de Breton Woods, pour écraser le social dans les pays pauvres pour enrichir les oligarchies et multinationales peut bien fonctionner, mais j'attends de voir où ça peut mener, sinon à la saignée. Et pas seulement des enseignants ! Je le crois, amèrement! Stop à la malhonnête masturbation intellectuelle sur les enseignants ! C’est indigne d’un pays cérébral comme le nôtre. Je ne prêche pas pour la coupole des enseignants, mais ils méritent autant de respect et de considération à l’instar des autres fonctionnaires de l’Etat du Sénégal. Il y a des gens qui ont un Treizième mois, pour rappel. Les enseignants n’ont pas demandé l’impossible mais de la dignité dans leur traitement et de la décence dans leur vie.

Mamadou Lamine BA
ballamine@gmail.com


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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Crise scolaire : Landing Savané propose ''un médiateur sensible'' aux problèmes

Agence de presse Sénégalaise du 29 avril 2015

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Dakar, 29 avr (APS) - Le traitement des revendications des enseignants nécessite que soit trouvé "un médiateur sensible aux préoccupations" des différents protagonistes de la crise scolaire, a indiqué Landing Savané, secrétaire général de And Jef/Parti africain pour la démocratie et le socialisme Authentique (AJ/PADS Authentique).

"Peut-être faudrait-il un médiateur sensible aux préoccupations des uns et des autres", a-t-il avancé dans un entretien paru dans l'édition de mercredi du quotidien national Le Soleil, se disant "meurtri" par les les grèves récurrentes dans les écoles sénégalaises.

Les syndicats d'enseignants déroulent depuis février dernier plusieurs plans d'action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l'application du protocole d'accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Les revendications des grévistes portent notamment sur la validation des années de vacatariat et l'alignement de l'indemnité des enseignants sur celle allouée à certains fonctionnaires.

Selon de nombreux quotidiens, cette dernière revendication constituait le principal point de désaccord entre les deux parties, mardi soir, à l'issue de leur dernière séance de négociations.

"Ma conviction est que les enseignants ne cherchent pas à saboter le système éducatif, cela ne saurait être le cas, mais ils ont des préoccupations", a soutenu Landing Savané.

Les enseignants "comprennent que le pouvoir ne peut pas tout régler. On ne peut pas consacrer tout le budget à la solution des problèmes des enseignants, mais il y a une pédagogie de la négociation qui doit être mise en place pour parvenir à des accords durables", a-t-il dit.

"L'essentiel est d'arriver à cela, malheureusement, j'ai le sentiment que le fossé est plus profond que je ne le croyais" entre le gouvernement et le syndicat, a fait valoir Landing Savané.

Selon lui, les enseignants "savent mieux que quiconque qu'ils ne peuvent pas tout avoir, tout de suite. Ils sont conscients eux-mêmes du fait qu'il faudra plusieurs années pour satisfaire leurs revendications, même si elles sont légitimes".

BK

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

L’Etat ne peut plus attendre et va prendre ses responsabilités (ministre)

Dakar, 28 avr (APS) – La ministre de la Fonction publique Viviane Bampassi a dénoncé mardi le ‘’surplace’’ des syndicats d’enseignants dans les négociations, ajoutant que le gouvernement prendra ses responsabilités.

Elle s’exprimait au sortir d’une rencontre de négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Mais ces négociations se sont soldées par un échec, les deux parties n’ayant pas trouvé un accord sur la question de l’indemnité de logement, principal point d’achoppement des discussions.

‘’Les syndicats nous ont demandé encore de reporter les négociations. Ce n’est pas possible. Le gouvernement ne peut plus attendre. Il faut que les enseignants retournent à l’école. Le gouvernement ne peut plus être là à tergiverser’’, a notamment dit Mme Bampassi.

Entourée de ses collègues du Budget, du Travail, de l’Education, de l’Habitat, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, Viviane Bampassi en a appelé ''à la responsabilité'' des enseignants.

‘’Je ne parle de militants de telle ou telle organisation syndicale, mais de l’enseignant qui est dans sa classe avec comme mission de transférer le savoir à nos enfants. Que ces enseignants-là prennent leur responsabilité’’, a-t-elle insisté sur un ton ferme.

A la fin de cette énième rencontre, le gouvernement a décidé de ne pas signer le procès verbal sanctionnant la tenue de ces négociations. ‘’Il est temps que chacun prenne ses responsabilités (…) Le gouvernement prendra toute sa responsabilité. Nous avons décidé de ne pas signer le procès verbal’’, a-t-elle poursuivi.

‘’Cela fait deux mois que les enfants ne sont pas retournés en classe. Le gouvernement a donné tout ce qu’il pouvait donner. On ne peut pas tout exiger et avoir tout de suite et maintenant tout ce que l’on demande. Il y a une logique de mise en œuvre. Il faut que les syndicats sachent raison garder’’, a encore martelé la ministre de la Fonction publique.

Elle a rappelé que le gouvernement a fait suffisamment d’efforts sur l’ensemble des questions pour amener la partie syndicale à lever le mot d’ordre de grève, mais la question de l’indemnité de logement reste le seul point sur lequel un accord formel n’a pas encore été enregistré.

‘’Pour lever toute équivoque, il faut souligner que le gouvernement n’est pas fermé pour examiner cette question, a-t-elle laissé entendre.
MTNOID

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Quelles solutions de sortie de crise pour notre Ecole ?

Leral.net du 28 avril 2015

Le système éducatif sénégalais est paralysé depuis deux mois par la grève des enseignants. La reprise des cours est réclamée par tout le monde et personne ne propose les mesures d’accompagnement qui sont indispensables pour atténuer un tant soit peu les conséquences sur les résultats scolaires. Déjà que le niveau des élèves et même des enseignants est sujet à caution de l’avis de tous les observateurs avertis, nous ne devrions pas sauver l’année pour sauver l’année au mépris du quantum horaire réalisé à moins du 1/3 dans certains établissements et au mépris des résultats catastrophiques que les élèves risquent de récolter.

Oui, il faut sauver l’année mais en se donnant le temps et les moyens de réaliser le quantum horaire requis. Oui, il faut sauver l’année en mettant l’ensemble des acteurs du système éducatif dans les conditions matérielles et morales pour mener à bien leurs missions. Il s’agit de permettre aux uns et aux autres de se mettre en confiance, de mesurer leurs responsabilités et de prendre conscience qu’en pareille circonstance il faut un déclic provoquant un sursaut national, mettant toute la nation à contribution pour réparer le préjudice subi par les élèves. Des mesures exceptionnelles doivent être prises qui permettront non seulement de sauver l’année mais aussi installeront définitivement le système dans une stabilité pérenne.

La gravité de la situation a atteint le paroxysme pour jouer aux conciliabules interminables, aux thuriféraires de bon aloi ou à la chasse aux primes. Nous sommes de ceux qui pensent que la responsabilité de l’Etat est totale et sans équivoque : un Etat crédible, un Etat qui se respecte ne doit en aucune manière transiger sur le respect des accords signés. Il doit scrupuleusement les respecter et les appliquer intégralement. En contrepartie, un citoyen respectueux de ses droits et de ses devoirs ne doit pas réclamer à l’Etat le paiement des jours de grèves. Il peut par contre les réclamer à son Syndicat qui a appelé à la grève. Dés lors on peut annoncer des mesures d’urgences à trois niveaux de responsabilités pour sauver la présente année et garantir une pérennité dans la stabilité du système.

1- Niveaux Syndicats

 Les syndicats s’engagent dorénavant à payer les jours de grèves de leurs membres. Ils réfléchiront à trouver les moyens pour se mettre en conditions de pouvoir assumer cette responsabilité en augmentant par exemple les cotisations syndicales. (De 1500 FCFA on peut le porter à 5000 FCFA).
 Les Syndicats acceptent de renoncer à leurs vacances cette année pour prolonger l’année scolaire de deux mois.
 Les syndicats acceptent de renégocier les délais d’application de ces accords.
 La levée de tous les mots d’ordre de grève, de suspension de notes ou de boycott des cellules.

2- Niveaux Gouvernement

 Eviter de procéder à des coupures de salaire ce mois
 Engagement ferme de faire respecter les accords signés et de les appliquer dans les délais acceptés par toutes les parties
 Prendre un Décret de prolongation de l’année scolaire 2014.2015
 Revoir les dates des examens
 Mettre les établissements dans les conditions matérielles de fonctionnement
 Veiller à l’atteinte du quantum horaire (700 à 900H)

3- Niveaux Parents d’élèves

 Accepter la mesure de prolongation de l’année en réfléchissant sur les mesures d’accompagnement et de sauvegarde à envisager pour contourner les difficultés d’installation de la pluie.
 Réduire au strict minimum les activités socio-éducatives dans l’espace scolaire. Ouverture de cantines scolaires exceptionnelles si nécessaires.

Nous sommes parfaitement conscients des désagréments que ces mesures pourraient engendrer. Mais notre école est dans un état si inquiétant, si désolant qu’aucune circonstance atténuante n’est permise pour améliorer les indicateurs de résultats. Nous devons impérativement sortir de cette crise. Le Conseil Présidentiel attendu après la tenue des Assises de l’Education et de la Formation pourrait aider à baliser le chemin d’une école qualitativement performante et culturellement valorisante si des mesures fortes et appropriées sont annoncées. En définitive tout dépend de la volonté politique de nos gouvernants à mettre l’école sur les priorités du Plan Sénégal Emergent ou alors la laisser écraser par un syndicalisme qui étend ses bases, dit-on, dans l’espace politique.

Mamadou Daffé

Enseignant à la retraite
Domicilié à Sédhiou
Email : mlaminedaffe@yahoo.fr

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marche blanche des élèves à Tambacounda

marche blanche des élèves à Tambacounda

5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

Grève des enseignants : Tamba marche contre une année blanche

Leral.net du 27 avril 2015

Les élèves de Tambacounda refusent d’être les dommages collatéraux du conflit entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. Ils ont battu le macadam pour demander l’arrêt des grèves. Pour parer à une année blanche, les élèves appellent les deux parties à trouver un compromis pour mettre fin aux perturbations scolaires. A cet effet, ils ont remis un mémorandum au gouverneur de la région qui a magnifié leur geste dans un cadre purement pacifique.

Leral.net

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5 - A propos de la crise scolaire (dans les médias)

10e plan d’action du CUSEMS : débrayage et grève totale au menu
Agence de Presse Sénégalaise du 26 avril 2015

Dakar, 26 avr (APS) – Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (CUSEMS) compte observer un débrayage lundi à partir de 10h dans le cadre de son 10e plan d’action.

Ce plan d’action prévoit une grève totale mardi et mercredi et une rétention des notes du second semestre, souligne le regroupement syndical dans un communiqué reçu à l’APS.

Le Grand cadre des syndicats de l'enseignement (GCSE) et le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) ont décidé vendredi de recueillir les avis de leurs militants sur des propositions faites par le gouvernement en vue du règlement de la crise scolaire.

Les négociations entre le gouvernement et les syndicats achoppent toujours sur l’indemnité de logement.

Le Premier ministre Mahammed Dionne et les leaders de plusieurs organisations syndicales ont prévu de se réunir encore lundi prochain, après que les responsables syndicaux ont tenu à soumettre les propositions du gouvernement à leurs militants.

"Pour l’ensemble des questions abordées, il (le Premier ministre) a donné à son gouvernement des directives, qui seront consolidées lundi. En attendant, nous allons faire un compte rendu fidèle de notre rencontre avec le Premier ministre à l’ensemble des militants du Grand cadre des syndicats de l’enseignement", a expliqué Mamadou Lamine Dianté, le secrétaire général du GCSE à l’issue de la rencontre de vendredi.

Abdoulaye Ndoye, le leader du CUSEMS, a dit que, concernant l’indemnité de logement, il n’y a pas eu d’accord entre les leaders syndicaux et le gouvernement, lors de la réunion de ce vendredi, qui s'est déroulée à huis clos.

"Sur les autres questions, le Premier ministre nous a fait des propositions, dont nous avons pris acte", a dit M. Ndoye.

"Nous allons évaluer toutes les propositions faites par le gouvernement, avec nos militants, pour voir la conduite à tenir", a-t-il affirmé à la fin de la réunion.

Les syndicats d’enseignants déroulent depuis février plusieurs plans d’action comprenant des grèves, des débrayages et des "marches", en vue de l’application du protocole d’accord signé avec le gouvernement le 14 février 2014.

Ils dénoncent "les lenteurs administratives" qui affectent la titularisation des professeurs et maîtres contractuels, le paiement de leur indemnité de logement et d’autres revendications contenues dans le protocole d’accord.

Des députés, des membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et des chefs religieux mènent une médiation en vue du déroulement normal des cours et du respect du protocole d’accord signé avec les enseignants.

De son côté, le Syndicat national des enseignants des écoles catholiques du Sénégal (SNECS) a invité les pouvoirs publics à trouver ‘’des solutions immédiates et pérennes’’ à la crise scolaire, affirmant ne pas pouvoir accepter les conséquences d’une année blanche ou d’un calendrier scolaire réaménagé.

Dans une déclaration dont copie a été transmise à l’APS, ce syndicat dit exiger de l’Etat ‘’des solutions immédiates et pérennes de sortie de crise pour sauvegarder un droit constitutionnel à une éducation de qualité’’.

‘’Le SNECS demande le respect du calendrier scolaire car nos élèves tout comme nos enseignant (e)s n’ont connu aucune perturbation. Nous ne saurions donc accepter les conséquences d’une année blanche ou même d’un calendrier réaménagé. Ce qui porterait un grand préjudice aux élèves’’, lit-on dans cette déclaration.

OID

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